La vie est belle et la chance sourit aux Ôdes à Cieux
Le dernier album de James Blunt est vraiment beau ...
I REALLY WANT YOU
(à écouter ici : http://www.dailymotion.com/relevance/search/james+blunt+i+really+want+you/video/x3485r_james-blunt-i-really-want-you_music)
Many prophets preach on bended knee
Many clerics wasted wine
Through those bloody sheets
On those cardboard streets
I have wasted time
Are there silver shores on paradise?
Can I come in from the cold?
I killed a man in a far away land
My enemy untold
I really want you to really want me
But I really don't know if you can do that
I know you want to know what's right
But I know it's so hard for you to do that
And time's running out as often it does
And often dictates that you can't do that
If they can't break this feeling inside
That's burning up through my veins
I really want you
I really want you
I really want you now
No matter what I say or do
The message isn't getting through
And you're listening to the sound
Of my breaking heart
I really want you
I really want you
Is a poor man rich in solitude?
Or will mother earth complained
Did the beggar pray for a sunny day but
Lady luck for rain
They say a million people bow and scream
To an effigy of gold
As so life begin
And the ship we're in
And history unfold
I really want you to really want me
But I really don't know if you can do that (I really want you)
I know you want to know what's right
But I know it's so hard for you to do that (I really want you)
And time's running out as often it does
And often dictates that you can't do that
If they can't break this feeling inside (now)
That's burning up through my veins
I really want you
I really want you
I really want you now
No matter what I said or do
The message isn't getting through
And you're listening to the sound
Of my breaking heart
No matter what I said or do
The message isn't getting through
And you're listneing to the sound
Of my breaking heart
CARRY YOU HOME
(à écouter ici : http://www.dailymotion.com/relevance/search/james+blunt+CARRY+YOU+HOME/video/x31y0f_james-blunt-carry-you-home_music)
Trouble is her only friend and he's back again
Makes her body older than it really is
And she says it's high time she went away
No ones got much to say in this time
Trouble is the only way is down, down, down
As strong as you were
Tender you got
I'm watching you breathing
For the last time
A song for your heart
But when it is quiet
I know what it means
And I'll carry you home
I'll carry you home
If she had wings she would fly away
And another day god will give her some
Trouble is the only way is down,down,down
As strong as you were
Tender you got
I'm watching you breathing for the last time
A song for your heart
But when it is quiet
I know what it means
I'll carry you home
I'll carry you home
And they all want pretty
New York City lights
And summers little girl has been taken from the world tonight
But the stars and stripes
As strong as you were
Tender you got
I'm watching you breathing for the last time
A song for your heart
But when it is quiet
I know what it means
And i'll carry you home
As strong as you were
Tender you got
I'm watching you breathing for the last time
A song for your heart
But when it is quiet
I know what it means
And I'll carry you home
I'll carry you home
Envie de laisser quelque part pour les relire de temps à autres de jolies chansons
Redonne moi de Mylene FARMER
Le lien pour l'écouter : http://www.dailymotion.com/relevance/search/mylene+farmer+redonne+moi/video/xjgbq_mylene-farmer-redonne-moi_music
Barbara,
Ce soir tu vas ravaler tes larmes,
Et effacer ce vague à l'âme,
Forge à nouveau tes armes,
Reprends ton souffle, éteinds ces flammes,
Qui maintenant te font mal.
Navigue à nouveau sur ce canal,
Non ton égo n'a pas pris l'eau.
Ce soir tire donc ton chapeau,
Fais une dernière révérence, Retire toi de cette danse.
Apprends donc à nouveau ,
A garder pour toi ces mots,
Car tu en dis plus qu'il n'en faut.
Pour toi, l'amitié, c'est partager du temps,
C'est plus que se voir au restaurant.
C'est accepter de donner beaucoup,
Sans penser à se briser ou se tordre le cou.
C'est tout simplement s'efforcer,
De toujours donner,
Sans le faire à moitié.
C'est ne jamais se justifier ,
D'apprendre à aimer.
J’habite en résidence nomade, territoire de liberté. Des rencontres, des ambiances, des lieux, des personnes que l’on découvre, d’autres que l’on a plaisir à retrouver. La solitude aussi, pour savourer le temps qui passe… Un jour ici, un jour là, mais toujours l’énergie des rêves au creux du ventre pour avancer, une inextinguible curiosité des autres et de moi pour m’orienter.
Demain est un jour de promesses avec son lot de désillusions, mais qu’importe, l’enchantement ne se conjugue qu’au présent.

Le meilleur de la vie, du beau et du bon, de manière impromptue, se réapproprier la rue comme lieu d’effusion artistique au milieu de la contingence.

Bonsoir Héloïm,
Je te remercie pour la poésie de ce bel article.
La vie est poésie, et le Printemps et l'été s'y prêtent...
Quand parfois on peux avoir des automnes indiennes...et passer le tout accompagné, c'est très chouette....
Tu devrais aller à l'Opéra de Paris, il y a également une belle expo ertistique en plein air, tout comme en bas de l'Arc de Triomphe, donc de notre belle et gigantuesque avenue QUI permettent à notre armée de défiler....
Heureusement que les arts sous toutes leurs formes , la vie et les amis sont poésie dans cette drôle de vie qui est la mienne, surtout en mes moments de vie.....
Bises,
la Fille du sud ô grand coeur
Si l’hexagone n’est pas un lieu majeur pour la création de néologismes en vue de lutter contre l’anglicisme, on n’en demeure pas moins inventifs dans la linguistique populaire et/ou médiatique. Emergence naturelle d’expressions inédites qui fleurissent dans les lycées, la rue, ou sur les blogs et les plateaux télé.
Des adjectifs qui se transforment en adverbes ("J'hallucine sévère"), des adverbes qui au contraire "s'adjectivisent" ("Elle est trop"), des substantifs voudraient se conjuguer ("Désolée, l'autre jour, j'ai un peu crisé").
La petite liste commence avec « abracadabrantesque », adjectif inventé par Jacques Chirac en pleine crise de la cassette Méry et les HLM de la Vile de Paris. C’est la formule gagnante au concours de mauvaise fois ;-) « Casher » ou « pas casher », ça vous dit quelque chose ? Correct ou incorrect, d'équerre pas d'équerre, dans la norme ou non, ça prouve au moins que l’antisémitisme est battu dans le vocabulaire.
En pleine société de consommation, l’individualisme français à besoin de « customiser ». Il lui faut personnaliser, décorer pour donner sa propre griffe à ses baskets, sa voiture ou son canapé. Chacun exprime sa singularité comme il peut ! « Point barre », ça suffit, basta, ras-le-bol, on arrête les frais. Si les français n’aiment pas trop les points sur les I et les barres aux T pour la réalité économique, c’est une formule qui fait vite revenir à la ligne, tourner la page. Un cri de rue.
Le mot « souci » est redevenu à la mode. C’est vrai que c’est beaucoup moins angoissant d’avoir de petits soucis que des problèmes. La différence, je ne suis pas certain que cette évolution sémantique ne cache pas une manipulation. Arrête de me « spamer » la vie !, ça doit faire fureur dans les cours de collège. Mon chef de service me « spame » toute la journée, c’est pour la déclinaison au bureau. Le spam (courriel non désiré), qui est en électronique ce qui la publicité gratuite est à notre boite aux lettres, est devenu classique jusqu’à entrer dans le Robert en 2005, et le Larousse en 2006. Ce verbe qui en est dérivé signifie "coller", "péguer", voir "pourrir".
Un petit dernier pour finir : « tonguer ». Pour un week-end de 1er mai, ça tombe sous le sens, d’autant que le soleil brille à Marseille. Traduction, tonguer, c’est vivre en tongs, autrement dit le bon vieux "buller" métamorphosé par l’esprit des 35 h ;-)
Bises, je m’en vais tonguer ;-)

L’INA, Institut National de l’Audiovisuel, est une vieille institution qui a su rester jeune, comme on sait en fabriquer la France. Le centralisme a ses lourdeurs, il a aussi ses avantages, ceux de regrouper, d’archiver, … et finalement donner à voir à tous en ligne : www.ina.fr Merci la révolution Internet pour avoir réveillée cette vieille dame. Après un plan de sauvegarde qui est passé par la numérisation de notre patrimoine audiovisuel, saluons cet effort gigantesque quasi unique au monde.
Nous construisons l’avenir de votre mémoire, les gens du marketing sont passés par là, mais c’est tellement beau comme mission. Maintenir ouvert et accessible l’environnement sonore et visuel des dernières décennies, ce temps où l’image était encore rare, celui de l’ORTF, un temps de l’image symbole, celui des années, Mitterrand, Chirac, .. Et oui, il y aura eu des années Chirac ;-) Au temps de l’image omniprésente et envahissante, avoir la chance de choisir une tranche de vie passée
25 kilomètres de rayonnages, des millions d’heures de bandes images et sons, jusqu’aux heures d’avant-hier, un présent de flux à jamais condamné au passé, figé pour prendre du recul, revoir l’histoire par un filtre médiatique numérisé depuis chez soi, de 1920 à aujourd’hui.
Je sens que je vais (encore) passer pour un vieux con d'facho d'ringard, réac ... !
... passque figurez vous braves gens : chui pas dans l'air du temps. Et pour tout dire j'en suis heureux !
Exemp' : les émissions à la con des meRdias branchés ( tout le monde en parle, on ne peut pas plaire à tout le monde pour ne citer que ça) moi ça n'me la fait pas grossir. L'ensemble des meRdias non plus d'ailleurs . Une des grandes modes actuelles , c'est d'inviter sur les zondes zet plateaux tévé , en dehors des bobocons habituels, n'importe quel sous-connard censé "faire l'actualité". Le pire étant que sont obligées de se glisser là dedans des mecs et mécesss bien, talentueux, les présentateurs-producteurs-débiles étant censés faire la pluie et le beau temps. Passage obligé pour "rèussir" à placer un film, un canard, un bouquin.
Au départ j'regardai passque ch'trouvai ça assez original . Puis j'ai laissé tomber devant l'abondance de connerie vacharde, de la futilité, du superficiel de ces monsieur Loyal d'un nouveau genre. Pour moi ça pue un peu trop les poubelles, la benne à ordures, la fosse à fumier.
Chez Fogiel ou Ardisson y'a pas QUE des cons, mais TOUS les cons y sont, y vont, ou irons !!!
Regardez :maintenant dans les meRdias,la moindre pute ou ex-pute, la "professionnelle" qui fait une manif, écrit un bouquin merdique, la moindre actrice porno qui s'est fait trouer le cul comme une écumoire de cantine, l'acteur à bite-mitrailleuse ... se retrouvent chez les boeufs à raconter leur vie passionnante. Merde !!! chui pas l'père la pudeur, ni un grand moraliste, chui même assez libéral et libre sur les histoires de cul, mais considèrer la vente de son cul ou d'son zob comme un "boulot normal", là ça m'dépasse un peu. Dis donc ...tu t'vois dans "l'Ecole des Fans" (tu t'rappelles ???), ou à l'école primaire ...
ou
bon y'a pas d'sot métier, y a que de sottes gens, mais quand même. Sans verser dans le bourge-cul-serré ça fait quand même drôle; non ?
A côté de ça, tous les pisse-journal pipol viennent gerber leurs états d'âme si intéressants, leurs anecdotes de carrière si 'achment marrantes, que même ta petite vie de citoyen ordinaire te semble plus lumineuse. Punaise! va falloir appeler les mânes d' Hugo, de Flaubert, de Zola...
Enfin t'as les guignols de la politique qui se croient obligés de venir faire les zouaves là dedans. Ils n'ont pas vraiment de message à passer mais plus souvent un bouquin à placer, eux aussi ! Plaisanteries graveleuses des z'animateurs, rires forcés, fausse sincérité, mensonges ordinaires, langue de bois, langue de pute... tout y passe. Spectacles bouffonnant et affligeant de clowns tristes qui, pour faire des voix, ne se donnent même plus la peine de donner "l'exemple" à leurs électeurs.
J'avais (il y a longtemps) une autre idée du boulot et de la politique. Faisons un effort et prenons ça pour ce que c'est devenu : un spectacle. Du théâtre de boulevard, parfois un drame.
Quand je vois cela, je dit:
vive france 5 !
vive les reportages animaliers, les images 3 d fin années 90 debut 2000 sur la vie des étoiles et l'expansion du cosmos, les archéologues sponsorisés par upsa, qui recherche comment les hommes préhistoriques se torchaient le cul avec des feuilles de vignes,et surtout les animateurs qui se prennent pas pour des stars.
Seule ombre au tableau, la disparition de l'émission culte par excellence, le fin du fin des insomniaques ( ou des gens qui travaillent tard la nuit, pour cause de révisions scolaires):
Histoire naturelle ( ou aussi: tres chasse, ou tres peche) ou l'art de faire une emission d'une heure dans les bois, avec un anonyme, qui as pour seule passion la chasse ou la peche, et qui nous montre ses planques ou ses hameçons maison. C' est con, lent, souvent mal tourné, mais captivant. Ici pas de sexe, pas de voyeurisme, la vie, Point.
tu t'y connais vachement bien en inculture, je trouve ! ...
=)
sacre canard, va !
tiens au fait est ce que tu sait pourquoi les castors ont la que plate ?
non ?
Réponse:
parce qu'ils se font sucer par les canards !
non, loin de moi cette idée, je ne voulais pas te vexer !
et puis, pour te faire remarquer cela, il faut aussi que je connaisse ... Si tu vois ce que je veux dire.
Pour ce qui est de la blague sur les castors, je l'ai balancée comme ça, parce qu'elle me revenait en tête.
bon, ok, autant pour moi!
pour la peine, une petite blague sur les marseillais:
pourquoi les femmes marseillaises ont de petits seins, et de gros tétons ?
Parce que les marseillais ont de petites mains et des grandes gueules !
meuh, non, chui pas vesqué. Ma réponse est à prendre au 2èm degré...
De plus j'aurai très mauvaise grâce à me vexer compte tenu du ton au vitriol que j'emploie dans mes posts ! il faut bien s'attendre à quelques retours bien sentis: c'est la règle du jeu. Ya pas d'lézard.
Du coup t'as eu une blague sur les marseillais gratos !
:)
il est fort ce canard !
Tout a été dit avec Brio...merci de nous accompagner et de jouer aux agitateurs politiques...
En France on n'a pas d'pétrole ...
... et on répliquait "mais on a des idées". C'était il y a 25-30 ans. Aujourd'hui les idées du genre "carburant vert" et autres roulez au colza, on les a toujours. Mais on ne les a pas appliquées. On ne les a pas développées.Passque ça dérange; ça emmerde beaucoup de monde. Les compagnies pétrolières en premier, évidemment, leurs actionnaires qui touchent sans rien branler, et les politicards qui sont comme cul et chemise avec ces gars là. L'intérêt supérieur de la nation , vaste rigolade, ils s'en contrefoutent.
Et tout ces cons là te parlent de "réformes" ? les Français ne veulent pas des réformes, la France est dans l'immobilisme... Alors qu'ils ont refusé d'anticiper les crises pétrolières pour des raisons de profit à court terme....Et va donc dans le baratin des économies d'énergie ! Quelle bande de tarés: qu'ils se réforment eux-mêmes, d'abord.
Au Brésil ça fait belle lurette qu'ils ont adapté les moteurs pour rouler avec une partie d'alcool. Nous ce que l'on retient du Brésil ce sont ses TRAVELOS !
Sur, si, en France, on roulait à la connerie cynique il y a longtemps que la pollution aurait disparu.
eh, oui !
Mais ...
Apres moi le déluge !
je me souviens d'une année ou les greves avait bloquées tellement le pays que, pénurie d'essence. Et la ou l'état faisait fort, : il envoyait la police vérifier les réservoir des voitures pour éviter que les gens roulent au fuel domestique. ( pour les gens qui ne le saurait pas, le fuel domestique est le même que celui de la pompe, a 2 détails prés:
le domestique est bien moins cher, et teinté de couleur rouge pour faire le distingo)
comme les taxes ne sont pas les mêmes, la police verbalisait !
Même en cas de pénurie, l'état te fait les poches !
On est pas des anges.... pourtant on y ressemble!
De retour sur le blog 100% blondes.....
L'anecdote de la veille....
Il se trouve que hier j'ai rédigé un article sur la chronique Action Joe (GI JOE) pour ceux qui suivent....
Laissez moi vous raconter la fabuleuse histoire d'hier soir qui se trouvre être la plus belle illustration de ma chronique...
Je me trouvais avec quelques amis en bringue dans un lieu des nuits marseillaises.... Après quelques verres d'alcool, une de mes copines blondes s'est mise à danser telle un serpent de type Boa Constrictor... belle bête quand même!
Avec mon ami l'hédoniste singulier qui réagit bien souvent à mes articles sur le blog blonde, nous avons pu constater que quelques GI JOE se sont rapprochés de notre Boa local....
Tout à coup mon ami me dit, ça y est voilà notre GI JOE du soir...
Gros rire pendant 10 minutes et puis la rumeur de la présence d'un GI JOE a fait le tour de la boite, si bien qu'à un moment, je me rendit au toilettes et je me vis arriver le GI JOE....
Il essaya de se montrer plutot woody allen, mais la musculature de son cerveau était beaucoup moins impressionnante que celle de son corps... d'où une terrible réplique de ma part....
Ecoute chéri, tu n'es pas woody allen mais simplement un GI JOE alors retourne jouer à Barbie et Ken avec ta blonde et fout moi la paix....
Vous savez quoi? il m'a demandé si je voulais voir son M16 (pour ceux qui ne savent pas, c'est un fusil mitrailleur de l'armée américaine d'où GI Joe)...
J'ai beaucoup ri à cette réplique qui pourtant n'avait rien de drôle... sauf pour l'abonné au blog blonde....
Toutes mes chroniques et théories sont basées sur des faits réels... malheureusement....
Ce soir on va tous à notre grosse soirée on est aps des anges.... photos et commentaires dès lundi sur le blog blondes....

Samedi 8 avril 2006
Je viens de zapper histoire de trouver un programme avant d'aller me coucher.
Et je tombe sur une émission qui traite de la prostitution. J'entends un client se justifier. Il va voir des putes mais pour lui, ce n'est pas différent d'une rencontre normale. Puisque de toute façon, dans une rencontre, l'homme paie le restaurant, pour peu dit-il que la fille prenne le menu le plus cher... ça revient au même. Et de conclure, de toute manière avec les femmes on n'est là que pour payer. Sauf avec sa mère.
Je ne sais même pas quoi dire. Heureusement, je n'ai jamais rencontré de types comme lui.
Mais, il n'empêche que dans le principe, il a raison. Ce sont les hommes qui nous invitent et parfois l'issue d'une rencontre sera bien sexuelle. Mais j'y vois tant d'autres choses moi. Suis-je trop romantique ? Trop fleur bleue ?
Ce monsieur oublie de parler de l'échange verbal, non verbal. De la magie d'une rencontre. Du plaisir que l'on peut ressentir lors de ce repas, de ces repas. Des coups de téléphone qui ont précédés, des textos, des mails, des regards, des mots, des gestes tendres, de la lumière dans les yeux de l'autre, de l'étincelle dans les nôtres, du coeur qui se met à battre plus vite quand on se rend compte qu'on plait à celui qui nous plait. Du plaisir de l'attente, de l'étreinte, des séparations, des retrouvailles...
Suis-je d'une autre planète ?
N'y a-t'il pas sur cette terre quelques hommes qui pensent autrement ? Ne sommes-nous à leurs yeux que du gibier que l'on achète ?
Moi, je veux croire encore à l'amour. Je veux croire qu'un homme aime une femme pour ce qu'elle est au fond d'elle. Qu'il lui offre le restaurant non pas dans l'espoir de la sauter mais parce que ça lui fait plaisir, parce qu'il a envie de se montrer galant, parce qu'il veut lui faire plaisir. Parce que sa présence l'honore, parce qu'il est fier d'être celui qui est en sa compagnie.
Et n'y a-t'il jamais eu une seule femme qui vous ai invité messieurs ?
Celà doit être rare. Je veux bien le croire puisqu'on me l'a dit. Un de mes amis s'est étonné un jour d'apprendre que la note avait été réglée. Lorsque nous sortions ensembles il m'a toujours invité même s'il n'y a jamais rien eu de sexuel entre nous. Mais il m'a avoué que j'étais la première à l'avoir invité.
A l'heure actuelle, je ne propose jamais de payer lorsque je vais au restaurant avec un monsieur. Plus jeune, je me laissais faire la première fois, la deuxième, la troisième j'étais déja très mal à l'aise. Je proposais ma participation, elle m'a toujours été refusé. J'estimais alors que si nous les femmes nous pronions l'égalité, il nous fallait avoir un comportement qui s'ajuste à nos revendications. Mais l'égalité n'existe pas. Aujourd'hui, j'ai changé. Je suis invitée, je ne paie pas. Même si au moment de l'addition je ne me sens toujours pas très à mon aise. Ce n'est pas naturel. Mais j'ai appris. Un homme aime inviter. Laissons leur donc ce plaisir. Et rendons-leur d'une manière différente et pas forcément que sexuelle. Il y a pleins de choses qu'on peut faire, qu'on sait faire pour exprimer notre reconnaissance.
Non, nous ne sommes pas de la marchandise, et messieurs, nous ne vous voyons pas comme des banquiers.
Pour ma part, je suis indépendante financièrement parlant. Je n'ai pas besoin d'un homme pour payer mes factures, pour changer ma roue, pour poser une étagère. Ce que je ne suis pas capable de faire moi même, je le fais faire par quelqu'un que je paie.
Bien des hommes célibataires que je connais se débrouillent très bien seuls également. Ils font à manger, remplissent leur réfrigérateur, repassent leur chemise et ne comptent pas forcément sur nous pour ça.
Résultat des courses : nous n'avons pas besoin les uns des autres !
C'est ce que j'entends dans la bouche de la plupart des célibataires de mon âge que je connais. Et bien, je refuse de vous croire. Nous savons nous passer les uns des autres mais nous ne savons pas vivre sans "autre".
Je n'ai pas honte ni peur de dire que j'ai besoin d'un homme à aimer, que ce soit à distance ou à domicile. Je ne veux pas rester célibataire sous prétexte que je sais changer une roue ou que j'ai toujours des copains prêts à venir à la maison avec une lampe torche changer ma batterie... Certains se reconnaitrons peut-être...
J'ai besoin d'un homme parce que j'ai un coeur plein d'amour et que je ne compte pas le laisser pourrir à l'intérieur de moi. Parce que je suis sûre qu'à laisser pourrir cet amour que je veux tant partager, je vais pourrir moi même et devenir une de celles qui disent qu'elles ne veulent plus d'un homme que se sont tous les mêmes, tous des cons.
Et messieurs, dans vos coeurs aussi il y a j'en suis sûr plein d'amour que vous ne donnez à personne qui se perd et qui vous ronge aussi.
Alors, pourquoi est-ce si difficile de retomber amoureux ? Pourquoi ne nous lâchons-nous pas un peu plus ?
Enzo,
Je te remercie pour ton commentaire. Il me pousse à la réflexion, à la remise en question, à l'introspection. Tu as raison sur certains points. J'ai une âme d'enfant. Mais cependant, j'ai les pieds sur terre et ma vie m'a prouvée à quel point il fallait se protéger des autres. Il n'empêche que je me plais à croire à la pureté. J'ai des amis qui me ressemblent. Quant au fait d'être adulte : je ne sais pas bien ce que celà signifie une femme adulte. Je suis un peu de ceci un peu de celà. Il est vrai qu'il s'est passé quelque chose dans mon enfance mais c'est le cas de beaucoup d'entre nous quand tu grattes un peu le vernis. J'ai été adulte enfant et je suis redevenue enfant à l'âge adulte peut-être.
Au fait, mon boulot n'est pas un choix c'était plutôt stratégique. J'y ai vu un intérêt personnel et j'ai exercé aussi d'autres professions. J'ai fait ça pour avoir du boulot, du temps pour les enfants que j'espérais avoir et je m'y accroche bien que ce ne soit pas une passion. Si demain je n'ai plus besoin de bosser j'arrête ça c'est sûr et je fais tout autre chose !
Bon là je rentre chez moi et je te réponds en arrivant. Pourquoi es tu si compliqué? pourquoi prends tu tant de précautions? Ne peux tu pas être plus direct ?
La Guèriere qui aimerait être plus sage !
Ici la femme de vénus ou de mars...
Bonjour à lire vos échanges, j'ai quelques commentaires.
Je me retrouve dans Patrick2Mars et dans Mademoiselle Synthèse. Beaucoup moins dans ce que dit Enzo.
Je suis sensible à ces belles paroles et aimerais savoir qui se cache derrière ces pseudos?
Il est important de garder son âme d'enfant pour pouvoir cultiver son imagination, avoir toujours des envies, de découvertes, ce connaissance, de partages, de rencontres...
au plaisir de lire vos réponses.
Barbara
Merci Barbara ,
Merci pour votre commentaire qui me touche et surtout merci pour les mots de vous que j'ai lu, l'anniversaire, vos amours,... beaucoup d'émotions Puis-je recommander votre adresse ici même ?
Valérie
Je suis une femme, toi aussi ?
Dommage pour l'anonymat total puisque tu parles à une femme en te présentant comme une femme. L'homosexualité ne me gène pas mais je suis bel et bien hétéro...
Merci pour ces lignes. Merci pour le voyage.
Pour les algies périnéales, c'est un peu du café froid depuis 6 mois exactement ou presque (à quelques heures près...)
Je réalise que celà fait tout ce temps déjà qu'on se connait...
Ca passe vite.
@ + dans d'autres "galeries"...
Pour toi mon Dieu - Sept à déc 2001
Ce soir, comme beaucoup d'autres soirs,
Seigneur tu me redonnes l'espoir,
De retrouver un jour loin du noir,
Loin de tout désespoir,
Un ami qui me comprenne,
Qui connaisse ma peine.
loin de ces firmaments,
Ce sont bien mes tourments,
Qui me hantent souvent.
J'ai beau être entourée,
Souvent mon coeur est serré.
J'ai beau être aimée,
Je me sens vasciller.
Quand je sens mon coeur osciller,
Je ne peux , ni ne veux être charmée,
De peur d'être envoutée, ensorcellée.
Car j'ai été anéantie ,
Par quelques abrutis.
Il m'ont fait vraiment trop de mal,
Ills ont mis mon coeur à mal.
Ils m'ont marquée au fer blanc,
Je suis redevenue enfant.
J'en suis grandie,
Lorsqu'enfin j'ai brandi,
Les fruits de mes insomnies.
Mais malgré tout ce soir,
Seigneur, guide mes cauchemars,
Pour qu'enfin je comprenne
Cette douleur qui est la mienne
Etre écologiste aujourd’hui est plus que jamais, une question de bon sens. Le progrès n’est pas nécessairement destructeur, il a généré et s’est construit sur des montagnes de connaissances. Jamais la civilisation humaine n’aura été autant « savante » ni « sachante ». La frontière de l’inconnu, dans tous les domaines, a été repoussée à des confins inimaginables…
Et pourtant, tous les signaux sont au rouge, nous détruisons tous les jours un peu plus notre milieu. La terre unique et singulière est malade des pollutions de l’homme. Les informations ont beau être de plus en plus alarmantes et concordantes, les compagnies, les institutions et les politiques avoir recycler le concept de développement durable en discours marketing et postures de façade, la réalité demeure cruelle. Inéluctablement réelle, en dépit des jeux d’apparences, comme celui de notre confort, de notre profit, ... La prédation de notre civilisation, dans son « apogée » contemporaine, menace l’équilibre climatique, le si fragile substrat au développement séculaire de l’espèce humaine. Notre modèle actuel n’est pas tenable, tout le monde le sait, c’est une autoroute qui conduit à l’impasse, une nouvelle barbarie du monde occidentale à laquelle presque tous collaborent, sans penser à la remettre en cause.
Alors, comment surmonter ce paradoxe : une civilisation qui fait culminer la connaissance, le savoir, et qui dans le même temps reste incapable de ré-orienter son développement pour éviter le crash total ?
« A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgent, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »
Deux pistes évidentes, semblent s’imposer :
Prendre en compte les échelles de temps, réintroduire dans notre mode décisionnel la mise en perspective, ne pas rester rivé au court terme, mais imaginer dans le même mouvement de penser, les conséquences à moyen et long terme. Passer tous nos choix et pratiques au tamis de cette double échelle de temps, et abandonner, /adapter ce qui est en contradiction avec le principe de précaution, ce qui est un flagrant délit d’opposition au développement durable.
Je ne veux pas croire que l’homme soit devenu si égoïste à ne plus penser à ses enfants, et aux enfants de ses enfants. Car au point où nous en sommes rendus, ce sont eux qui seront directement concernés par notre insuffisance actuelle, par notre obnubilation du présent sans conscience.
Il y a une filiation qui ne se réfute pas, elle remonte sur plusieurs centaines de milliers d’années. Je ne veux pas croire l’on puisse aujourd’hui dilapider en si peu de temps cet héritage qui appartient aux générations futures. D’autant qu’aucun de nous ne pourra invoquer l’ignorance, dire qu’il ne savait pas.
Savoir être dans la dialogique passé-présent-futur, sans compromettre le futur. C’est une ordonnance d’urgence pour nos décideurs, élus, responsables, à tous les niveaux, à toutes les échelles, jusqu’à tout à chacun, de proche en proche…
La seconde piste, réside dans le retour à une pensée globale, à un décloisonnement des connaissances. Le citoyen grec, le sujet du moyen age, le philosophe des lumières, … avaient peut être par rapport aux nôtres des moyens limités, des connaissances partielles, sommaires,… mais ils avaient une vision globale de la problématique du monde, qui puisait pour beaucoup dans le bon sens. D’hyperspécialisation en développement sectoriel, nous en sommes arrivés à ne plus penser le global, à ne plus relier entre elles les facettes du monde que l’homme explore. Notre mode d’appréhension dissèque, fractionne, réduit, simplifie, … il faut maintenant qu’il relie, assemble, complexifie, fusionne. Mettre la force intellectuelle de l’homme en mouvement vers la finalité globale du mieux vivre ensemble, au lieu de l’employer à des moyens sans raison fondamentale, à hypothéquer l’avenir de nos enfants.
Il y a urgence.
Tel Aviv, territoire de la régression, comme partout ailleurs où la doctrine religieuse (et masculine) prospère, renouveau de la croyance, implosion de la liberté et de l’émancipation féminine.
Plus qu’ailleurs (plus qu’ici mais pour combien de temps ?), de manière insidieuse, récurrente, le « fanatisme » religieux soude et régit un peu plus la communauté, tandis qu’il dissout l’autonomie, le libre arbitre, la conscience.
Avanim, c’est une parabole sur le danger de la religion devenue intolérante, qui commande un présent en devenir au mépris de la liberté individuelle. Une fervente croyance qui dépasse ce vieux rabbin. Un sage qui a connu bien d’autres barbaries, qui sait que l’homme est capable du pire quand pour la fin, il justifie de vils moyens.
C’est toujours du côté de ceux qui croient détenir le monopole de la vérité et du bien, que vient le danger, la première pierre…
Elle est belle cette femme, Asi Lévi, fragile et forte à la fois, entière. Elle va entrer en résistance, après qu’une explosion l’ait fait sourdement imploser. Et même si la voie est douloureuse, c’est le seul chemin possible. Entrer en résistance pour son intégrité d’être, de femme, de mère. Contre l’archaïsme de plus en plus étouffant, du père, du mari, de la communauté.
C’est à Tel Aviv, mais ce pourrait être partout ailleurs où la religion interfère, avec une lecture « exclusive » du monde, pour dicter le sens commun. La religion ou l’archaïsme tribale, machiste, qui nie la femme comme être émancipé.
La société civile, laïque, saura t elle développer les anticorps à ce renouveau religieux, qui partout de par le monde et dans un bel œcuménisme, tend à faire régresser la liberté ? Ce n’est sans doute pas un hasard, si c’est une femme qui est la première visée dans cette atteinte aux fondamentaux. Première victime, premier signal que notre civilisation est malade de cette résurgence religieuse et fanatique.
Merci, Raphael Nadjiri, pour cette vision d’une utopie en train de se perdre dans une concrétisation despotique, où la révolte est à la fois possible, nécessaire, indispensable. Je suis entré et ressorti athée de la salle obscure, mais pendant deux heures, j’ai été cette femme juive non pratiquante, qui essaye d’être à la hauteur de son humanité.
Avoir trente ans,
J’ai déjà traversé trois ages de la vie, trois grands cycles pour une auto construction, d’abord instinctive puis consciente. Des centaines de séquences, d’évènements, de rencontres, et de temps pour « rien », qui s’imbriquent, s’engrangent pour faire ce que je suis : une somme et quelques soustractions, un tout complexe.
Je crois avoir conservé une part de cette curiosité enfantine, celle de mes interrogations incessantes qui trouvaient toujours des « poils sur les œufs » aux explications fournies. Je n’ai pas sacrifié toutes mes aspirations juvéniles, qui réclamaient plus de liberté et de communauté, même si j’ai appris depuis le compromis et le sacrifice, et si j’apprécie la solitude, état "indépassable". Et j’ai réussi à endosser ma responsabilité d’adulte. Même si je trouve parfois le costume trop grand pour moi, je fais face, j’assume, et j’en redemande aussi. Au jeu de l’erreur et de la vérité, la posture d’éthique de responsabilité est la seule qui ne soit pas fausse.
C’est peut être cela, « bien vieillir » : conserver vivante la plus grande partie de chaque age, les faire fusionner, y intégrer le discernement de la maturité, et l’expérience d’une vie qui sera toujours trop courte.
Trente ans, c’est aussi des jours sombres. Des jours où je suis resté livré à ma barbarie intérieure, disjoint, complètement déconnecté d’une quelconque quête de sens. Eloigné de l’homme qu’il me plaît à penser et à représenter… La liberté entraîne l’angoisse, et n’endigue pas toutes les pulsions et l’atavisme. C’est comme ça, il faut faire avec...
Aujourd’hui, je puis dire : « je me connais, je me reconnais », y compris dans ce côté obscur de ma personnalité, j’ai accepté l’ambivalence de la complexité.
Penser, agir, rencontrer, relier, aimer, s’accomplir dans la complétude... Tout cela est vain et finira dans la mort (tout s’effacera et rien ne sera pardonné), mais il n’y a pas d’autre choix quand on a supprimé dieu. Trente ans, ce n’est pas l’age des achèvements (qui de toute façon n’existe pas), c’est celui des commencements féconds. Particulièrement à l’époque qui est la notre, où pour avancer dans la mondialisation, nous avons besoin d’inventer une civilisation planétaire, avec la paix comme régime et la démocratie comme moyen.
J’en ai pris conscience alors que je venais de passer vingt neuf ans. Quel age devrais je fêter à mon prochain anniversaire ? Question imbécile me direz vous, car après vingt neuf, c’est simple et mathématique, irréfutable : trente.
Avoir trente ans et trois cent cinquante mille ans, ça change quoi ?
Ce qui change, c’est d’avoir trente ans aujourd’hui, dans une civilisation contemporaine qui se développe en dimensions virtuelles de plus en plus prégnantes, et qui se saccage un peu plus tous les jours dans sa chair réelle. Il est l’heure où l’humanité, enfin la partie égoïste, celle des pays les plus « avancés », s’emploie systématiquement à détruire son seul habitat originel. Avoir fait toute cette longue route pour en arriver là. Englué dans les conservatismes, berné par la télé et les fausses promesses que l’on nous sert à tout va, sans jamais aborder réellement les problèmes qui nous touchent au fond. La maison brûle dit le pompier pyromane...
Je ne suis pas responsable du passé d’avant moi, aucune peine à porter de ce côté-là. Je m’en souviens, c’est tout. Holocauste, génocides, croisades, esclavage,… l’héritage de l’humanité irrigue mes influx nerveux et cristallise dans la connaissance. Je ne fais que continuer le chemin inexploré de mes prédécesseurs, sans pouvoir embrasser leur présent que j’ignore, et qui me manque terriblement.
Bien sur, il y a la réalité, ce fameux principe de réalité. Le smic à moins de mille euros, le taux de chômage, les papys boomers occidentaux égoïstes, les lobbys, l’administration, les économies, l’une réelle et l’autre virtuelle, le commerce équitable ou non… Mais la réalité n’est pas un état de fait, une image, elle est ce qu’on fait de la matière du présent. Pour l’homme individuellement comme collectivement, la réalité est la somme des actes et le produit des rêves. Et si la réalité du monde ne nous convient pas, il n’y a d’autres solutions que d’essayer de la changer, à son échelle, dans sa sphère d’influence, au quotidien.
J’ai trois cent cinquante mille ans d’espoir et d’évolution derrière moi, et à cause de cela, je ne peux me résigner. Même dans un monde absurde et dégénéré, fabriquer du sens et agir restent essentiels.
Trentenaire joyeux et insouciant, vraiment ? Pour partie oui, car il a bien fallu développer des anticorps comportementaux pour s’élever dans le monde anxiogène. Et même si la guerre est restée cantonnée à nos frontières, pour ne se déverser que par intrusion, en bandes images-sons scénarisées et brute d’images télé. Il y a (eu) le reste : sida, chômage, Tchernobyl, violence, pollution, écroulement du communisme, impasse du capitalisme quand la spéculation devient virtuelle pour une misère par trop réelle, …
barbara, tu dois répondre
Tracké le 09/04/2006 - 14:48:59Qui aime bien châtie bien, mais je ne suis pas certain de l’aimer tant que cela, Benoît 16, le nouveau réactionnaire qui trône au Vatican. Je suis inquiet car le service marketing du saint siège a concocté une nouvelle offre qui a déjà fait un tabac en Italie (450 000 exemplaires) : « le catéchisme de l’église catholique abrégé ». Traduit en français, cet abrégé est dans les kiosques puritains de l’hexagone depuis le 1er septembre.
Ok, on comprend qu’il faille faire court, les urbains pressés n’ont pas le temps de se consacrer à l’étude des textes sacrés, il leur faut du prêt à l’emploi déjà tout pensé. Un jeu de 600 questions réponses faites pour redresser la morale privée, en perdition depuis la sécularisation. Voila qui devrait l’affaire pour le renouveau de l’évangélisation chrétienne. Hélas, en dehors de la forme « abrégée », l’équipe produit a merdé dans le relooking des idées. Ce bouquin est un tissu de moraline, qui exprime une doctrine dans toute son intransigeance.
Les barbus ne sont plus les seuls réactionnaires, les soutanes s’en mêlent
Entendez, la question 492 « Sont des péchés gravement contraires à la chasteté, chacun selon la nature de son objet : l’adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Ces péchés sont l’expression du vice de la luxure ». Que viens faire le viol au milieu des homos et d’autres plaisirs hédonistes ? Tout dans le même sac, avec une grosse pierre pour que la luxure tombe à pic dans l’océan de la croyance…
Dans le grand mouvement de contre-sécularisation qui sévit depuis la fin du 20ème siècle, l’église catholique adapte aujourd’hui sa stratégie sur un positionnement dur, celui qui a fait le succès des ayatollahs, des évangélistes, … le rejet plutôt que l’adaptation C’est une nouvelle donne, l’Opus Dei sort de l’ombre. Fini le lent et limité aggiornamento avec la modernité, JP2 était finalement un progressiste comparé à B16.
C’est un cyclone dévastateur à plus d’un titre, Katrina n’a pas fini de bouleverser l’amérique. Les américains, surs d’eux-mêmes se réveillent avec la gueule de bois. Ils sont finalement aussi vulnérables qu’en Somalie ou en Haïti, et la barbarie se déchaîne ici au milieu de la désolation (saccages, viols, cadavres qui flottent, …). La nourriture et l’eau potable manquent encore, dans le pays de l’obésité et de la surproduction agricole, 5 jours après l’impact.
Bien entendu, la catastrophe naturelle à des dimensions surréalistes, plus de deux cent trente mille kilomètre carré, la moitié de la France qui serait noyée, balayée par un ouragan titanesque…
Peut être que si la Nouvelle Orléans n’avait pas été une ville noire à 67 %, le gouvernement Bush aurait été plus véloce pour organiser les secours, les mobiliser face à l’ampleur du chaos, … Mais ne le blâmons pas trop vite, les boys de la Garde Civile ne peuvent être au four et au moulin. Et s’ils font défauts à l’administration étasunienne pour secourir leurs compatriotes touchés par Katrina, c’est qu’ils guerroient à Bagdad... Déjà mobilisés pour épauler les militaires dans le désert de l’Irak, ils sont indisponibles pour aller faire trempette dans l’eau boueuse de la Louisiane. Dépitée, l’administration de Bush en est contrainte à accepter l’aide internationale, incapable de faire face à ses problèmes domestiques.
Bien entendu, comme après chaque catastrophe, les rapports ressortent des placards où ils étaient bien rangés. Comment, ça fait plus de 20 ans que l’on disaient que les digues avaient besoin d’être renforcées ? Et que tous les gouvernements successifs ont préféré sacrifier au court terme de l’arbitrage budgétaire, n’ont pas appliqué le principe de précaution, … A chaque fois la même chanson, « tout le monde savait, on n’a rien fait, responsabilité politique partagée ! ». Vous voulez d’autres exemples en attendant la prochaine catastrophe ? Le réchauffement climatique apportera son lot d’exemples, de plus en plus fréquents, … et on va dire quoi à nos enfants ?
Mais revenons à Katrina, où l’équipe de Bush aggrave son cas. Vous savez pourquoi en 2004, le Congrès s’était permis de couper les crédits destinés à la protection des digues ? Bingo, les coupes budgétaires étaient faites pour financer la guerre en Irak … Au-delà de cet exemple caricatural et malheureux, quelle crédibilité dans un modèle ultra libérale, où le toujours moins d’état s’illustre comme champion de l’inefficacité ? Pour prévenir la catastrophe, comme pour la gérer ?
Avec la compassion que l’on doit au malheureux de Katrina, paraît que l’on a le Président que l’on mérite ! Et on peut toujours en changer …
Courir la France pour aller prêcher une conversion aux technologies propres, comme un évangéliste des temps chaotiques qui essaie de convertir les décideurs à des choix pragmatiques de développement durable.
Bref, c’est un théâtre des opérations complexe où l’on ne peut généraliser, où les intérêts personnels, privés et publics doivent composer. Il est tard, le TGV arrive en gare. Avec un peu de chance, je serais chez moi vers 22h30.
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oh oh tongue. Tu veux parler de Monsieur et Madame Tonga ? On est à Marseille n'est-ce pas ? Alors comment vont-ils appeler leur fils ?
Amédé. A dire avé l'accent. Pour les parisiens qui lisent ton blog faudra que tu te forces un peu à prendre l'accent...
Bon ce soir, Match il me semble.
L'enjeu est de taille. Les autorités marseillaises préfèreraient que l'on perde parce que le défilé sur la canebière avé les travaux....
tarante, bunnys... @+