Les hommes de ma vie

Publié le par Lafilledusudôgdcoeur


Commme j’ai besoin de faire un grand ménage dans ma vie, « tabula rasa » comme on dit chez moi, il faut que je le fasse avec toutes mes vieilles histoires, celles que je traîne comme des boulets depuis des années, celles qui m'ont construit et détruit aussi. Existe t il des amours équilibrées, sincères où l'amour rime avec partages, égalités, amitiés, respects, sensibilités, bonheurs, bonne humeur, joies, rires aux éclats, peines ?

Quand François  est parti faire son tour du monde qui a commencé par la Chine (3 mois) dans le cadre de sa formation, j’ai chopé ce que l’on appelle « la crampe de l’écrivain ». Je ne pouvais plus prendre mes cours à la fac ! moi qui aime tant écrire… et depuis, je vis avec. C’est pénible d’avoir le  poignet gauche qui se bloque et de ne plus pouvoir écrire tellement on a mal… point de remède ! Il faut consulter un spécialiste parait-il ? Un cœur blessé se répare t il ? NON, il faut qu’il cicatrise…. A croire que je n’ai pas chassé ce bon fantôme. Il faut dire qu'un tour du monde et un accident de voiture dont on ressort vivants tels des miraculés alors que votre voiture (qui a fini à la casse!) s'est encastrée entre 2 arbres sur une route départementale de Normandie, ça laisse quelques traces...

Je ne le pourrais jamais, car sa maman et moi sommes liées comme les 10 doigts de la main…cette maman de cœur que j’ai rencontré, tout comme cette grand-mère de cœur qui doit se battre pour pouvoir voir sa petite fille….je lui ai même passé beaucoup d'affaires pour sa petite Rosalie.

De François je n’ai rien gardé, enfin je veux dire de nos écrits qui pourtant furent nombreux (1 an pour faire le tour du monde, c’est long). Si,  j’ai gardé ses cadeaux de Chine, d’Inde, pour le Canada et les Etats-Unis, j’y suis allée, j’ai donc rapporté de merveilleux souvenirs (courses poursuite avec les flics, hôtel de passe sordide à Montréal avec glaces au plafond : il n’y avait plus de place ailleurs, pancakes au sirop d’érable, chambres d’hôtes à Toronto et Montréal ; les chutes du Niagara : quelle déception ! et surtout de merveilleuses photos de New York, et de très beaux souvenirs de ce mois passé là bas : rencontre avec les gospels de Harlem la veille de mon départ, un vrai débordement de générosité, d’échanges, une soirée en boîte dans une Eglise, promenades dans tous les quartiers de cette ville éclectique, dans ses musées et faubourgs, altercation et course poursuite dans Harlem, j’avais regardé  où je ne devais pas….comme d’hab ! cloître français  reconstruit pierre par pierre , bel appartement avec vue sur riverside drive…

Ensuite vint Emmanuel le bien nommé. Alors là , rencontre inoubliable….

Beaucoup d’échanges, d’écrits (lors de son séjour aux US où il travaillait à la réorganisation d’IBM, c’étaient les débuts d’internet et de nos échanges enflammés sur cette toile de 1993), de voyages au sens propre comme au sens figuré (Corse, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Finlande, Norvège…nous étions de vrais globe trotters) et des voyages initiatiques sur les chemins de la philosophie, de l’histoire (de l’antiquité à nos jours), de la gestion, de l’économie, de l’informatique, de la politique, des religions, de la musique, du partage, de la vie, de l’amitié de l’amour….j’avais rencontré mon maître, mon Pygmalion, mon atome profond. Pourquoi les belles amours, les vraies, ce voyage initiatique fut il si douloureux et si heureux ?

Et toutes ses chansons inspirées par  sa Lolita !

 

 

Dans l’ordre à peu près, les voici, les voilà :

Les Lions vont boire (corde au vent)

Les ombres s’allongent dessus les herbes longues

La lumière du soir l’heure où les lions vont boire

La lumière du soir, l’heure où les lions vont boire

 

Tu danses tu danses ton rythme est une transe

Qui courbe les lianes et l’herbe des savanes

Qui courbe les lianes et l’herbe des savanes

 

TU SAIS…  JE T’AI OUBLIE…MAIS CE SOIR … LES LIONS VONT BOIRE

DANS CETTE … LUMIERE IRREELLE JE TE VOIS DANSER QUE TU ES BELLE

 

Puis vint ….

LE TEXTE DU REVE

Alors dans l’ignorance de ta réaction

J’ai déchiré le texte du rêve

Qui chantait le lointain des fleurs de l’horizon

Peut être est ce à cause de ce thème

 

Qui revient sans cesse lorsque plane la menace

Qui dure lorsque dansent les reflets de glace

Qui tue la tendresse la beauté de l’intuition

Que rien ne transgresse que l’imagination

 

Et puis fou d’insistance, de drames et de passion

J’ai voulu fuir le texte du rêve

Me jetant tout entier dans le feu de l’action

Je n’ai pu que retrouver ce thème

 

Qui revient sans cesse lorsque plane la menace

Qui dure lorsque dansent les reflets de glace

Qui la tendresse la beauté de l’intuition

Que rien ne transgresse que l’imagination

 

Alors dans la rage d’oublier les fragments

J’ai recherché le texte du rêve

Qui chantait le lointain des fleurs de l’horizon

Et toujours harcelé par ce thème

 

Qui revient sans cesse lorsque plane la menace

Qui dure lorsque dansent les reflets de glace

Qui la tendresse la beauté de l’intuition

Que rien ne transgresse que l’imagination

 

Qui revient sans cesse lorsque plane la menace

Qui dure lorsque dansent les reflets de glace

Qui la tendresse la beauté de l’intuition

Que rien ne transgresse que l’imagination

 

Les mouettes

Les marins rentrent au port pourquoi les mouettes les

Suivent pas jusque dans les maisons ?

Avec elles ils ont franchi les caps et bravé les tempêtes et là

Faut se séparer sans raison.

 

Pourquoi je pense alors que ce soir on danse et que je veux surtout pas être dans cet état là ?

 

Quand je pense à ma vie je me dis que j’ai pas souvent pensé

Comme ici mais pourquoi je parle de ça ?

 

DANS LE SOUFFLE BLANC LES HIRONDELLES SE GLISSENT DANS LE

VENT

POURQUOI T’AS DIS « JE T’APPELLE » ET PLUS UN MOT DEPUIS CE TEMPS ?

PLUS UN SOUFFLE D’ELLE DANS LE VENT, JUSTE LE SILENCE BLANC

MAIS POURQUOI JE PENSE A CA MAINTENANT ?

 

Pourquoi je suis pas comme les bourgeons sur les arbres quand ils

S’éclatent ils donnent une fleur ?

Comme le bourdon braqueur de nectar pollinisateur devient malgré

Lui messager des fleurs.

 

Pourquoi t’as dit à tous mes copains « il peut m’appeler » tu crois

Peut être que j’y ai pas pensé ?

A chaque fois qu’on s’est revu, on s’est lancé dans l’aventure

Pour enfin dire « c’est moi qui endure »

 

Les marins rentrent au port pourquoi les mouettes les

Suivent pas jusque dans les maisons ?

Avec elles ils ont franchi les caps et bravé les tempêtes et là

Faut se séparer sans raison.

 

Va – t on vers l’autre parce que l’on se cherche. On veut se perdre

On imagine le bonheur à portée de main ?

 

Plaie d’épée guérit bien vite. Plaie d’amour d’autant empire que

Plus proche est le médecin.

 

DANS LES RUELLES
Je me souviens du soir où tu m'as dit "c'est pas la peine"
Et tes pensées désabusées déformaient tes jolies lèvres
Tes yeux lumineux étaient partis dans les terres lointaines
T'étais malheureuse.

J'ai dit "ATTENDS DIS PAS CA
REGARDE CE CHAT SUR LES TOITS QUI S'ACCROCHE A LA GOUTTIERE DANS LES RUELLES SUR LES POUBELLES
DANS CE MONDE QUI T'ECOEURE
IL SE BAT DE TOUT SON COEUR"

T'as dit "Les garçons égoîstes intéressés et tous pareils
Et puis j'ai peur et puis ch'ais pas"
et tu t'es blottie contre moi
Je me souviens le soir...
T'étais belle...
et t'oublier c'est pas la peine...
T'étais belle...
et t'oublier c'est pas la peine...
T'étais belle...
et t'oublier c'est pas la peine d'essayer

Et j'ai dit : "ATTENDS DIS PAS CA
REGARDE CE CHAT SUR LES TOITS QUI S'ACCROCHE A LA GOUTTIERE DANS LES RUELLES SUR LES POUBELLES
DANS CE MONDE QUI T'ECOEURE
IL SE BAT DE TOUT SON COEUR"


QU'EST CE QUE TU DIS?

Qu'est ce que tu dis? La vie a frappé si fort
Non je ne parle pas du jeu des forces
que tu maîtrises assez bien je crois
Quand t'as tout essayé si rien ne marche
Faudra lire le mode d'emploi

Qu'est ce que tu dis? La vie a frappé si fort
tu crois pas que je vais te laisser dire
ce que je peux pas voir en face?
Plus tu insistes et plus ça empire
mais n'attends pas que ça passe

Qui te l'as dit ? Quand tu t'es lancé d'un bloc
Ne tétonne pas si le jeu des forces
Se retourne contre toi.
T'avais le vent dans l'dos je crois mais
C'est lui qui commendait, pas toi.

Qu'est ce que tu dis? La vie a frappé d'un bloc
Toutes les erreurs imaginables
On veut les vivre jusqu'au bout
La force de l'esprit s'y étale
et l'autre recolle les bouts.

La dernière de ses chansons s'intitule Les Lacs de Finlande
Ce fut un voyage fabuleux, inoubliable, une rencontre européenne pour des projets européens avec des gens tellement humains....

Et tout là haut, les lacs de Finlande
gardent comme un sillage  qui doucement s'étend
Un instant encore, la forêt frissonne
dans les derniers reflets   du soleil d'automne.

Si d'aventure elle n'avait pas eu le temps
de vous dire "au revoir", je m'en porte garant :
elle n'a pu oublier. Et je tiens à présent à transmettre ses pensées, affectueusement.

Adieu mes amis. Amitiés aux grands Finns.
Nous ne pourrons, je crois  , vous rejoindre cet été.
Si vous êtes toujours bienvenus dans ma ville,
je crains désormais devoir  éviter vos forêts.

Et que dire à ce petit garçon,
qui tout seul sur la plage   disait "Hey hey" tout le temps,
à mesure que notre embarcation
s'éloignait vers le large   si lentement ?

Je pensais vraimet qu'on aurait le temps
d'emmener avec nous  lors d'un prochain voyage
pour ce petit garçon seul si longtemps
un tout petit copain pour jouer sur la plage.

Elle est partie sur les lacs de Finlande,
tracer comme un sillage  qui doucement s'étend.
Pour qu'un instant encore la forêt frissonne
Pour les derniers reflets du soleil d'automne.


Mes commentaires sur cet homme exceptionnel suivront plus tard...je suis ftiguée et vais rejoindre Morphée et ses bras si chaleureux....

 

 

Publié dans Remerciements

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