La vie est belle et la chance sourit aux Ôdes à Cieux
Comment ce livre m’est tombé sous les yeux ? Il était, je crois, sur une table qui ployait sous les nouveautés littéraires de la rentrée, sans doute abandonné là par un adolescent. Il s’agit d’un conte, Jeannot et Colin, de François Marie Arouet plus connu sous le nom de Voltaire.
Bjr perlimpipim,
Quel joli pseudo, et quelle enthousiasme de la vie dans ces qq lignes qui ont commenté mon commentaire.
Je suis heureuse qu'Heloim nous serve de pont pour faire rencontrer nos consciences.
Je trouve que la lumière t'interressee beaucoup; la cherches tu sans relâche comme moi?
Travaille tu comme moi à tailler tous les jours ta pierre brute?
Laisse moi ton e-mail si tu souhaite poursuivre sur ce sujet avec moi.
Sosso de Mars.
On a les Ministres que l'on peut, mais, là, Bussereau (Ministre français de l'agriculture) dépasse les bornes de la connerie. Peut être est-ce du au secteur qu'il défend ...
Jugez par vous même :
Le 13 septembre dernier, la Commission européenne a interdit de pêcher l'anchois dans le golfe de Gascogne pour une durée de trois mois. La décision a été motivée par la raréfaction croissante de ce type d'espèces.
Le raisonnement des technocrates bruxellois est simple et frappé de bon sens : arrêtons de prélever dans le stock de manière temporaire, pour lui permettre de se renouveler, et ainsi préserver l'activité de pêcher l'anchois sur le long terme.
Et qu'a défendu Dominique Bussereau à Bruxelles, visiblement très en colère : qu'il ne s'agit là que d'«un point de vue de scientifique qui ne prend pas en compte les réalités politiques et économiques».
C'est quoi les réalités politiques et économiques ? C'est céder au lobbying des quelques pêcheurs qui ont la vue courte et l'intérêt immédiat ? Quand il n'y aura plus assez d'anchois pour que l'espèce se renouvelle, elle deviendra quoi, la réalité politique et économique ? On expliquera alors aux pêcheurs qu'ils doivent se convertir dans l'aquaculture, faute d'anchois à ramasser dans leurs filets ?
On a beau avoir 2,5 tonnes ou plus de métal sous les fesses, ça n
Voici vendu en ligne, un produit qui concentre la bêtise des contemporains aficionados de la frime, ces sans conscience de l’effet de serre qui vous toisent dans les embouteillages et qui envahissent les trottoirs.
Et ce n’est pas parce que ce produit est vendu par une société anglaise, que ça donne des excuses. Le neck plus ultra pour les « Touaregs, Rav4, Cayennes, et autres SUV » qu’on ne voit off road que dans les publicités : la boue en spray, ça coûte 15 euros pour 75 cl et c’est paraît-il simple d’utilisation (www.sprayonmud.com).
La boue en spray est destinée, selon le fabricant, à donner à votre 4x4 qui a passé le week-end
La boue en bouteille est-elle l'accessoire ultime des citadins branchés, où un signe de décadence avancée pour bobos décérébrés ? Il vaut mieux en rigoler qu'en être affligé ...
Dis voir Beauté Vénusienne, Demande aux Chinois ou aux Japonais....et tu connaitras la réponse. Les femmes orientales te donneront toutes les réponses et secrets que tu attends...
Tracké le 09/04/2006 - 22:55:45ce clavier va beaucoup trop vite, beaucoup plus que mes pensées , je voulais ajouter à l'intention de Sophie, que tu n'en a pas besoin car tu es trop désintéressée et altruiste.... j'ai d'autres projets fort sympathiques...
Tracké le 09/04/2006 - 23:00:25"Nous devons absolument agir pour réduire les émissions de gaz carbonique" a déclaré Nelly Olin lors d’une conférence de presse le 7 septembre. Elle a rappelé en outre que Dominique de Villepin avait consacré lors d’une autre conférence de presse, un "volet très important à l’écologie et aux économies d’énergie", "signe fort de la volonté du gouvernement d’avancer sur ces sujets"…. blablabla.
Ça, c’était début septembre, sur fond de gesticulations politiques, alors que le baril flirtait avec les 70 $, que les ménages faisaient la gueule en remplissant leur citerne de fuel, et que c’est toujours de bon ton d’être contre l’effet de serre et pour le protocole de Kyoto, surtout quand on est Ministre de l’environnement.
Aujourd’hui c’est l’heure du budget 2006, et même bâti sur des hypothèses optimistes de croissance, il affiche rigueur de dépenses et aménagements fiscaux en trompe l’œil (qui parie qu’au bout de la réforme fiscale passée à la moulinette de l’Assemblée, le bouclier fiscal restera – ndlr : taux d’imposition maximum – alors que le niveau maximum de réduction fiscale augmentera de 8 000 à 16 000 € ou plus ?).
Et T. Breton, notre Ministre de l’Economie, n’est pas aussi écologiste que sa collègue Nelly. Il a déjà raboté le budget 2005 de l’Ademe de près de 35 millions d’euros, dont 10 millions de crédits de paiement (entendez, de l’argent qui ne sera pas payé à des entreprises et à des clients, alors qu’il est du !). Et pour 2006, ces services tablent sur une réduction du budget Ademe de 30 % par rapport à 2005.
Bref, ça souffle le chaud et le froid du côté du gouvernement sur la question de l’énergie et de l’effet de serre. D’un côté des postures, de bons mots, des crédits d’impôts pour les particuliers, des engagements, une loi qui ne va pas trop mal, … et de l’autre on réduit les moyens de l’Agence d’Etat sensée mettre en œuvre et en musique la politique en la matière (pour les entreprises, les collectivités, les offices HLM, etc, …).
En attendant, tous les matins sur la radio, on continue d’entendre la pub de l’Ademe « faisons vite ça chauffe » qui fini par « paroles et paroles et paroles … paroles et paroles et paroles … ».
Pas de commentaire pour cet article
Héloïm, comme tu sais lire entre les lignes et que tu as décodé les messages subliminaux de tes interlocuteurs que j'ai appris à connaître, malgré les non-dits... tu auras compris que ce n'est pas parce qu'ils continuent de réduire les budgets que la pierre ne va pas continuer de rouler. La pierre, les pierres sont en route et vont gentiment continuer de rouler pour gentiment atteindre leur destination sans faire de vague. Point n'est besoin de viser multiple, le tout est de viser JUSTE et PRECIS, et CONCIS ... Tu voulais des chiffres, les as tu lus ? Te conviennent ils ? Que souhaiterais tu ajouter ? Pierre qui roule n'amasse pas mousse.... Ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité des choses et projets que tu entreprends qui feront que tu seras percutant.
Tracké le 09/04/2006 - 22:53:45Ça fait au moins une semaine, que j’ai vu fleurir sur les sucettes de mon quartier une affiche où Marseille est candidate pour être Capitale européenne de la culture en 2013. Une belle campagne d’affichage, un slogan accrocheur, des perspectives pour faire bouger la ville… très bien.
D’abord content, ensuite intrigué de savoir pourquoi il fallait attendre si longtemps (7 ans, c’est long), du programme qui allait être proposé, de comment allait s’ébaucher la proposition, des infrastructures nouvelles, … j’ai filé sur le net pour en savoir plus. C’est vrai quoi ! Alors que Paris s’était planté pour les JO 2012, ce serait une belle revanche que d’avoir Marseille Capitale Européenne 2013. Nos amis du nord ont eu Lille 2004 et ne sont pas peu fiers de l’aura métamorphosée et renforcée de leur ville, un des nouveaux cœurs de l’Europe.
Qui dit candidature dit concours. J’ai sans trop de mal trouvé sur les sites de la commission européenne, le règlement, l’historique, les évolutions à partir de 2006, que la France devait attendre 2013 pour avoir de nouveau une capitale, … Qu’en 2005, c’était Cork en Irlande la Capitale européenne de la culture, et qu’il y avait même un club des anciennes lauréates qui servait de think-tank pour partager leur expérience, … Bref, ça collait, et avec la philosophie de cette aventure humaine à venir, je me disais que Marseille pourrait bénéficier d’une symbiose à réinventer entre l’Europe et la méditerranée… J’étais optimiste, l’imagination effleurant des idées loufoques sur la symbolique de la programmation culturelle à développer, avec et pour les marseillais, ceux d’ici, ceux d’ailleurs, ceux de cœur, …
Alors a commencé ma quête dans le « désert électro-numérique » de la ville. J’ai cherché en 1er sur le site de la Mairie, ensuite sur celui de l’Espace Culture, rien !!! Mais alors rien de rien, la discrétion absolue sur l’ambition culturelle 2013. Là, j’ai sorti google pour élargir la cible. Peut être que cette grande ambition européenne pour la ville et l’agglomération pouvait avoir son propre site, qu’on avait ouvert un forum spécial, développé des pages pour présenter la démarche … ?
Toujours rien. A force d’obstination, j’ai fini par dégoter la délibération du conseil municipal, où le Maire, l’Adjoint aux grands évènements, celui à la culture, et peut être d’autres, présentaient ce dossier qui fut voté en 2004. Merci à l’administration numérique et son archivage accessible ! J’avais retrouvé l’essence de ces affiches, l’acte initial qui augure 2013.
Mais je n’en suis guère plus avancé, voir même frustré. Cette candidature est elle bien réelle, sans une existence virtuelle qui la crédibiliserait auprès des citoyens internautes ? Ne pourrait-on pas les associer dans une démarche participative à cette capitale expérience ? Le plus tôt possible sera le mieux, et avant 2009, date finale pour boucler le dossier - année d’après les municipales, si vous voyez ce que je veux dire ;-)))
Avis à La Beauté Vénusienne : tu te présentes quand pour devenir maire ? Tu attends quoi ?
Tracké le 09/04/2006 - 22:46:19Vous avez sans nul doute déjà entendu parlé de Slow Food, cette ong de l’art de vivre et de manger, dont la croissance est rapide et les activités multiples.
Petit rappel tout de même, Slow Food est une association internationale à but non lucratif qui fêtera son 20ème anniversaire l’année prochaine. Avec comme logo un escargot, elle répond opportunément à la vague du fast-food dans la frénésie contemporaine de la fast life.
Déjà 80 000 personnes dans le monde ont rejoint les éco-gatronomes sur 5 continents. L’organisation au concept global, célèbre la variété et la diversité du local aux seins de conviviums (déjà 750) répartis de part le monde, ancrés dans des terroirs qui forgent les humanités.
Slow Food est un trait d’union entre l’éthique et le plaisir, qui préconise la différence des saveurs, la production alimentaire artisanale, la petite agriculture, les techniques, de culture, de pêche et d’élevage soutenables. L’association redonne une dignité culturelle à la nourriture et promeut l’éducation du goût : de l’atelier pour enfants jusqu’au master culinaire, en passant par des dégustations pour adultes.
Slow Food se bat pour la défense de la biodiversité. Son Arche du Goût est là pour symboliquement y faire embarquer les variétés végétales et les races animales en danger d’extinction. Ses Sentinelles sont des projets concrets et ciblés de sauvegarde des passagers de l’arche du goût, mais aussi d’anciennes techniques de production, des produits excellents et des lieux où on les réalise …
Armée d’une Fondation Slow Food pour la biodiversité et d’une Université des Sciences Gastronomiques, ce mouvement est un exemple d’alternative efficace, adapté à la lutte de systèmes et de concepts dans une mondialisation inévitable en devenir.
C’est une des rares formes d’utopie de résistance qui se concrétise. Slow Food touche à l’essentiel de la nature humaine depuis l’aube des temps : le bol alimentaire, dans sa production, sa fabrication et sa consommation. Rejoindre Slow Food, c’est choisir son camp !
Y a-t-il beaucoup d’autres engagements vitaux où la manifestation se fait systématiquement dans le plaisir ? Y a-t-il pratique politique plus simple, en dehors de toute classe corporatiste ou politicienne, que de savourez ensemble des mets, que d’apprendre à les goûter, que de respectez ceux qui les auront produit ?
Pour trouvez votre convivium, rendez-vous sur www.slowfood.fr et pour retrouver le réseau international des éco-gastronomes : www.slowfood.com
Peut être aurez vous la chance d’être à Montpellier du 28 au 31 octobre « aux origines du goût ». C’est un évènement national de l’association, où les vignerons des Coteaux du Languedoc, de Saint Chinian, et de Faugères, invitent les producteurs du monde entier qui recherchent et cultivent l’origine... www.auxoriginesdugout.com
allez tous vous inscrire....
Tracké le 09/04/2006 - 22:44:48On suit tous le feuilleton de la SNCM dans l’actualité. Où d’un détournement de navire à une grève qui n’en finit plus, la compagnie de service public maritime en désordre, est en train d’asphyxier l’économie de la Corse et celle du Port de Marseille. Quelques centaines de syndicalistes irréductibles entraînent leurs ouailles de la SNCM dans un bras de fer à la culture d’un autre temps. Et c’est l’économie locale (plusieurs milliers de familles) qui est menacée. Du reste, au statut quo du refus de se voir privatiser, la compagnie risque le dépôt de bilan pur et simple. Les matelots butés pourront alors aller pointer au chômage et ça coûtera une petite fortune au contribuable pour honorer dette et plan social ... merci la bataille syndicale et le dialogue social !!! Peut être verra t on sur la manchette de journaux économiques lundi : SNCM : Société Nationale Coulée en Méditerranée.
Par qui me direz vous ? Par un dogmatisme culturel de syndicats plus révolutionnaires que gestionnaires, et par le laisser faire politique qui dure depuis très longtemps, deal syndical et problème Corse oblige ! L’Etat a continuellement mis la main à la poche pour renflouer une compagnie mal gérée, au nom de la continuité territoriale. On peut toujours accuser Bruxelles d’empêcher un énième sauvetage de la SNCM. Mais cela ressemble bien plus à une décision de gestion « bon père de famille ». On ne peut remplir continuellement un panier percé…
Mais prenons un peu le large pour regarder la situation, l’heure n’est de répartir les fautes, mais de les comprendre.
Depuis on a eut les 30 glorieuses, les 30 vaches maigres, pour en arriver à un environnement économique plus ou moins libéral, mais surtout à une abondance d’offres. Billancourt a fermé, et Renault n’a jamais vendu autant de voitures. France Télécom a arrêté de rançonner ses clients sur le fixe, pour jouer sur un terrain oligopolistique étrillé par l’innovation. Et EDF est un champion mondial des services énergétiques, preuve par ailleurs qu’un statut public favorise également une réussite éclatante de technologie et de savoir-faire.
Bref, on voit qu’il est question de l’importance de l’attention porter à la demande. Qu’il faut savoir adapter son offre et son organisation, pour fidéliser un client toujours tenté de préférer la concurrence, … L’obligation de résultats, quel que soit le statut, public ou privé, c’est la qualité de l’offre qui répond à un besoin. Rappelez vous à quoi ressemblait les gares des années 80, l’amabilité légendaire du rare personnel de la Sncf à votre service, … Et puis, la compagnie a su réagir, et propose aujourd’hui un service qui concurrence l’avion, où le design de ces TER et trains Corail vous font les préférer à la voiture, quand les horaires le permettent…
Bref l’attention au client, l’adaptation en conséquence de son organisation, la prise en compte d’un environnement concurrentiel, … sont sans doute des éléments qui auront manqué à la SNCM. Et dans le climat de rupture qui flotte aujourd’hui sur la société française, la culture « papy boomer syndicale » spécifique à la SNCM n’aura rien arrangé. On peut toujours réclamé à corps et à cri la majorité publique de 51 % du capital, c’est une revendication absurde pour un faux problème. 51 %, et après ? Pour quel projet d’entreprise, avec quelles réformes pour ne plus perdre d’argent ?
On peut très bien, sur la base d’un cahier des charges de service public, organiser la desserte entre l’île et le continent, avec des compagnies privées, semi-publiques ou publiques. Le principal, c’est l’organisation des entreprises pour la viabilité économique de leur activité, le coût du cahier des charges intégré.
S'il vous plait Héloïm, et la Beauté Vénusienne, vous savez bien que le problème est ailleurs, il est politique, il consiste en une lutte pour le pouvoir et accèssoirement l'argent. Mais il est avant tout guidé par un monde de manipulateurs pervers.
Tracké le 09/04/2006 - 22:43:28Ça y est, Marseille a sa télé. La Chaîne Marseille, LCM, a été inaugurée ce vendredi 7 octobre à 19 h. C
LCM propose 3 heure 30 de programmes quotidiens en direct, de 7 h à 8h30, puis de 18 à 20 heures. Comme Marseille c’est aussi et surtout planète football (une légende qui a la vie dure, m’en déplaise !!!) , LCM a signé un accord avec le l’Olympique de Marseille pour la diffusion le samedi, dès minuit, des matchs différés des rencontres de championnat de France de l’OM.
Diffusée depuis l
Et sans vouloir jouer le grincheux de service, si c’est bien d’arroser l’agglomération marseillaise (deux millions de téléspectateurs potentiels), il faudra attendre 2006 pour qu’LCM accède à la TNT. Alors réclamer de la visionner sur internet pour tous les marseillais exilés de par le monde, c’est sans doute trop demander.
D’ailleurs, avant même de la regarder sur le net, pouvoir simplement la découvrir sur son site internet relève déjà d’une mission impossible. Si vous avez la curiosité d
allez va , vis et deviens toi même, sois l'être que tu désires devenir. Tu peux soulever des montagnes, ou les déplacer, c'est à toi de choisir. Comme disait l'autre : "c'est vous qui voyez, il y en a qui ont essayé, ils ont eu un problème". Moi je pense : "c'est toi qui vois, tu peux essayer, tu vas y arriver"
Tracké le 09/04/2006 - 22:35:25Il est tard, je sors d’un autre « social meeting » européen. Allemands, polonais, italiens, danois, finlandais, français, … tous rassemblés autour d’un nouveau projet aux objectifs définis de veille et d’intelligence économique. Toutefois, comme c’est le soir, la discussion a dérivé sur des sujets éloignés de nos préoccupations immédiates et opérationnelles.
Après la déroute de mai dernier, existe-t-il encore un projet, une volonté de destin commun, un modèle social que nous pourrions proposer au monde ? Si le modèle européen ne s’affirme pas d’emblée en plein, on convient rapidement qu’il l’est en creux, en comparaison des autres modèles de part le monde.
C’est un fait, ce qui nous rassemble entre européens a plus d’ampleur que ce qui nous fait diverger. Les européens ont des valeurs qui les différencient des américains du nord, nos cousins les plus proches. Nous nous retrouvons sur des valeurs essentielles de social-démocratie qui font défauts aux USA. L’estime et l’honorabilité ne sont pas ici, directement et uniquement proportionnels aux revenus annuels. L’intégration de cultures ancestrales et de peuplent aux langues différentes, nous imposent d’embrasser la diversité pour trouver une voix commune.
Mais comment avancer ? Comment pouvoir intervenir sur son propre gouvernement, quand il cogne sur Bruxelles pour satisfaire ses intérêts stratégiques agricoles, quitte à manquer les rendez vous de l’histoire ? Soyons sérieux, le « ram dam » que fait la France sur le mandat du commissaire européen aux négociations de l’OMC est tout à fait odieux et non avenu. Jusqu’à quand allons revendiquer de dépenser près de 50 % du budget commun pour soutenir une agriculture intensive qui créée des dommages significatifs à l’environnement (eau et sol principalement) alors que nous laissons en déserrance les chantiers de la recherche, de l’éducation supérieure, des infrastructures, … Sans parler de la question du budget commun 2007-2013 qui n’est pas réglée, et qui n’offre comme issue aux nouveaux entrants que le choix du dumping fiscal, avec comme résultat des délocalisations en France et ailleurs ! Et je n’aborde même pas que nos subventions agricoles favorisent une immigration sub-saharienne que nous avons tant mal à combattre aux abords des enclaves espagnoles…
L’Europe marche sur la tête. Non seulement nous n’avons plus de projet, mais qui plus est, le blocage actuel est complètement contreproductif au niveau macro-économique et social. Peut être serait il temps de rebattre les cartes, de poser l’équation de la réalité sur la table du peuple européen.
Confrontations
Par manque d’ouverture d’esprit aux autres, les français ont créé un séisme. Mais ils n’ont pas écouté les leçons du référendum, et encore moins les conséquences de leur vote. Il est urgent d’ouvrir un dialogue trans-européen où l’Union devienne une valeur de protection partagée, pour trouver des réponses à notre question identitaire dans une mondialisation qui s’accélère.
Il ne fait aucun doute que sur le chemin de la construction européenne, chacun devra faire des efforts et s’ouvrir aux autres. Être européen n’est pas inné. Nous sommes confrontés à notre responsabilité (individuelle et collective), et le besoin d’une nouvelle éthique politique est patent.
Deux chantiers urgent sont devant nous :
- établir un agenda politique clair pour faire revivre la Stratégie de Lisbonne
- construire une co-responsabilité des Etats, de l’Union Européenne institutionnelle et de la société civile
Peut être que la génération qui monte voudra bousculer les veilles habitudes. Au moins vais-je essayer de le croire ce soir en m’endormant…
Pas de commentaire pour cet article
Ah revoilà le terrible retour de la bataille entre l'inné et l'acquis. Moi je crois aux 2. Les 2 se nourrissent pour te permettre de grandir, d'évoluer et de t'élever et de réaliser tous tes projets....
Tracké le 09/04/2006 - 22:30:36Le chef de l'Etat a publié une tribune dans 25 quotidiens européens « Force et solidarité : répondre aux attentes des européens », et développé son point du vue au sommet d'Hampton Court (27/10/05) devant les dirigeants des Etats membres de l’Union. Pour essayer d’en sortir par le haut après le vote moribond de mai, Chirac pose sur la table les défis stratégiques qui s’imposent à l'Europe : croissance, emploi, démographie, immigration, environnement, engagement extérieur. Le consensus du constat est relativement simple à partager à 25, même si les situations et les appréciations diffèrent. Cela permet à Jacques Chirac de rassembler. Bien.
Pour les pistes et propositions françaises, il ne sera pas aisé d’aboutir sur tous les sujets, loin s’en faut. Certaines sont des plus pertinente et ont déjà reçues l’avale de la Commission. Mais au moins cela permettra d’échanger, de voir naître des contre-propositions, … bref, de renouer le débat sur la construction d’un projet européen autour de propositions concrètes.
Surtout que la position française dans cette tribune est assez subtile pour ne pas aborder de front les sujets qui fâchent (PAC, ristourne anglaise, budget, …). Cette stratégie d’évitement des conflits communautaires, il la partage avec Blair. Cela a été le fil de la rencontre d'Hampton Court.
Sur l'environnement et les conséquences du changement climatique, tropisme chiraquien, le Président de la République s'est efforcé d'être «concret» : il a promis pour le début de l'an prochain un mémorandum sur la sécurisation et la diversification des approvisionnements énergétiques, la définition de nouveaux objectifs internationaux en matière de réduction des gaz à effet de serre après 2012...
L'ère qui s'ouvre est celle du pétrole cher et demain de l'après-pétrole. C'est aussi celle du combat contre le réchauffement de la planète. Au-delà de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, il faut que l'Union se rassemble pour concevoir la nécessaire révolution de nos modes de vie et de production. Cela suppose de diversifier, sécuriser et moderniser nos approvisionnements énergétiques. Cela suppose une mutation dans les transports, la production industrielle, l'habitat et l'urbanisme. C'est un grand projet mobilisateur pour l'Europe auquel nous devons donner la priorité par notre effort de recherche, nos politiques d'équipement ou nos pratiques fiscales. La France présentera à ses partenaires un mémorandum sur ces enjeux au début de l'année prochaine. …
L'Europe est la meilleure réponse à la mondialisation», a souligné Jacques Chirac.
Cela implique une politique énergétique communautaire que nous n'avons pas vraiment, même si des éléments existent déjà : Directive sur l’électricité renouvelable, un Directive sur l’Efficacité énergétique des bâtiments, projet de Directive sur la chaleur renouvelable, ... Il est clair car il y a encore beaucoup de progrès à faire, alors pourquoi pas.
Mais la France peut elle donner des leçons en la matière ? Est-on crédible pour rédiger un mémorandum européen sur la politique énergétique, alors qu’on ne respecte déjà pas la Directive sur l’électricité renouvelable. En effet, alors que la France devrait produire 21 % de sa consommation d’électricité à partir d’énergie renouvelable en 2010, la part d’électricité renouvelable en France ne cesse de décroître (passée de 18 % en 1990 à 14 % en 2003). Et rien n’indique actuellement, bien au contraire, que nous serons en mesure de respecter la Directive en 2010. La Programmation Pluriannelle d’Investissements (PPI) électrique (document d’orientation du gouvernement) continue de maltraiter l’éolien et le photovoltaïque. La technocratie française, nourrit au biberon du nucléaire, considère ces filières comme négligeables, et les objectifs sont sans cesse revus à la baisse. Monter un parc éolien en France relève toujours du parcours du combattant, long et fastidieux avec force de chausse-trappes administratives... Et pour l’électricité solaire, la situation est encore pire, c’est quasiment impossible : l’Etat refuse tout simplement d’adopter la seule mesure qui permettrait son développement (augmentation du tarif d’achat, parmi les plus bas d’Europe) et réduit en même temps la ligne budgétaire de l’Ademe !!! Sa politique en la matière, c’est trois fois moins de moyens que ce que nous consacrons annuellement aux charges de service public de l’électricité à Mayotte ! C’est dire l’ambition que nous cultivons face aux enjeux !!!
Je ne crois pas qu’on n’ait jamais demandé au français s’ils préféraient qu’on investisse 3 milliards d’euros dans l’EPR, tout en consacrant guère plus d’1 million d’euros/an pour le rachat de l’électricité solaire. Et si vous comptiez sur votre député pour intervenir, ne rêvez pas, il n’y aura qu’une seule présentation à l’Assemblée de la PPI électrique pour information et questions, mais sans pouvoir d’en modifier un seul chiffre… l’atom’cratie France, c‘est tout un programme.
Alors que la France rédige un mémorandum européen sur la politique énergétique, ça peut paraître grotesque, mais je dis chiche. Oui, ça va nécessairement ouvrir l’esprit de notre techno-structure ministérielle. En rencontrant leurs homologues espagnols, italiens, allemands, norvégiens, hollandais, danois, luxembourgeois, autrichiens, … les décideurs français devraient prendre conscience que les énergies renouvelables ont déjà changé de division chez nos voisins. L’exercice de rédaction de ce mémorandum va diluer le pouvoir d’influence de l’atome, aux profits de choix que l’on se refuse encore à faire en France. En devenant réellement européen, le rédacteur français devrait être moins nucléarisé, et accorder la place qu’il se doit aux énergies renouvelables (celle qu'elle a déjà chez les autres membres).
C’est l’automne installé dans le paysage de la fin octobre. Soleil, fraîcheur, humidité, couleurs fauves, jusqu’au parfum dans l’assiette qui est plus « goûtu» alors que les jours se précipitent plus vite vers leur fin…L’effervescence estivale n’a plus lieu d’être alors que l’on est tout juste à 60 jours du nouvel an. Comme à chaque fois gagner du temps, essayer vainement de combler un retard qui ne compte rien d’essentiel…
Douce mélancolie de l’année qui rend l’âme, et se demander une fois de plus si l’on passera l’hiver seul. Question à la con, ça fait combien d’hiver qu’on partage sa solitude avec le froid de la couette ? La morale hédoniste voudrait que l’on s’y soit habitué. La tendresse atavique dit que ça ne peut pas durer tout le temps…
Se replonger dans l’équation fissionnelle, intervenir sur le paramètre que l’on maîtrise à peu près bien (soi), en attendant cette rencontre hasardeuse et élitiste d’atomes crochus. Cela ne régule pas les flux d’endorphine et autres hormones libidino-biologiques. Au moins, cela évite l’auto-illusion… Cultiver le célibat, ce n’est pas par indécision ou négligence. Ce n’est pas non plus l’attente d’une histoire de grand soir, d’amour fantasmé, … juste celle d’une altérité reconnue, poétique et sensuelle, celle d’une femme échappée des modèles.
Est-ce un hasard si Meetic, le leader européen de la rencontre sur internet a été introduit en bourse au début de l’automne ? Quelle autre saison plus propice ? La peur d’un nouvel hiver seul, ça vous booste le chiffre d’affaire. Introduit en bourse à Paris le 12 octobre dernier à 22,30 €, les fondamentaux de l’entreprise et l’expectative du marché pour les âmes seules concordent, le dernier cours donnait 23,26 € au 30/10/05. Au total, l’entreprise vaut 371 M€, repartis en presque 16 millions d’actions. Le jour de son introduction le titre Meetic avait gagné plus de 9%, avec pour argument de séduction une augmentation de son chiffre d’affaire de 108 % en un an.
Sur les 14 millions de célibataires en France, on dénombrait 212 000 inscrits "payants" en juin sur Meetic. Les dernières évaluations donnent pour l’ensemble des utilisateurs de ce type de service en France (Meetic, Netclub, …) environ quatre millions de personnes.
Allez va donc réveiller tes atomes crochus, je suis certaine qu'en ce début de printemps tu vas les découvrir, et que le mois prochain, tu feras ce qu'il te plait.... A mardi ! Pimprenelle
Tracké le 09/04/2006 - 22:23:20Réveillé avant le jour par l’orage et la satiété de sommeil, saveur du café en entendant la pluie, en profiter pour lire : « Graines de possibles ». Entretiens tissés par Weronika Zarachowicz entre Nicolas Hulot et Pierre Rabhi.
Un livre où se rencontre deux hommes au profil dissemblable, qui partagent la conscience de la nécessité, nourrissent la réflexion sur l’essentiel, et interpellent le « confortable » modèle occidental (pour quelques uns) qui mène la société des hommes à sa perte.
Deux visions de l’écologie différentes, mais qui se rejoignent indubitablement dans l’urgence du changement de cap à opérer. Il faut regarder la réalité en face, dans les faits le paradigme du progrès est cassé. A partir des Lumières, sur la lancée du 19ème siècle, le monde occidental drapé de son arrogance technologique, a dépassé les bornes de l’acceptable au 20ème siècle. Depuis les années 80, les hommes consomment 20 % de plus que ce que la planète produit (alimentation, énergie, matières premières), la demande est de plus en plus forte et dépasse la capacité de régénération de la terre. Sans parler des moyens (agriculture intensive et chimique, économie carbonée, …) qui accélèrent le processus de destruction.
Continuer de voir en demain un mieux par rapport à la veille est une hérésie, si nous ne réorganisons pas notre modèle de société. Il faut réorienter notre pouvoir et notre intelligence collective, passer du siècle des vanités à celui de l’humilité, du courage, et de la lucidité.
En profiter mentalement pour relier ces propos avec l’actualité. Par exemple sur notre réalité d’action contre le changement climatique, au-delà des postures, des mesurettes et des péroraisons.
Même si l’énergie n’est pas directement une compétence européenne, compte-tenu de ses impacts sur l’environnement et l’économie, l’Union Européenne tente timidement de répondre à cette problématique. Et pourtant, ces efforts ont encore une fois été anéantis par l’hypocrisie des états membres.
La Commission proposait une directive sur « l’efficacité énergétique et les services énergétiques » (pleine de bon sens même si insuffisante par rapport aux enjeux), projet aux objectifs renforcés par le Parlement Européen (rouage démocratique vigilant par rapport à la problématique de la société civile). Et bien, le Conseil de l’Europe (nos gouvernements) a refusé unanimement cette Directive aux objectifs contraignants. Encore une fois, pour se dérober face aux engagements nécessaires, nos gouvernements ne souhaitaient que des objectifs indicatifs. Pourquoi autant d’autisme politique ? Pourquoi refuser de faire collectivement les premiers pas dans un chemin que l’on sait incontournable ? Quand on sait en plus la limite de ce type de Directives (énergies renouvelables, bâtiment, éco conception, …), à cause de l’inertie de transcription nationale et de l’absence de contrôle sur la mise en application réelle, on se dit que le combat écologique est plus qu’urgent. C’est sans doute le nouvel humanisme du 21ème siècle.
Pas de commentaire pour cet article
Sophie, et la Blonde Vénusienne, seriez vous à la ramasse .... je ne comprends pas que vous n'ayez pas réagi à cet article. Prenez votre plus belle plume, et couchez sur cette toile les calligraphies que vous maitrisez si bien.... Pimprenelle
Tracké le 09/04/2006 - 22:19:39Les articles d’Héloim gravitent souvent autour de prises de conscience et de questions d’évolution. Son dernier article « Passons du siècle des vanités à celui d’humilité » m’inspire à mettre en avant une conclusion d’actualité : Nous ne pouvons plus faire comme si de rien n’était. Il y a nombre croissant de questions pressantes auxquelles nous ne pouvons plus nous désister sans même risquer nos vies.
L’égoïsme : Il régit bon nombre de nos réflexes et comportements quotidiens: arrogance, jalousie, abus de pouvoir, avidité, manque de respect, impatience, etc. Partout où il se manifeste et chaque fois que quelqu’un ou les circonstances nous le font observer, il faut rigoureusement prendre conscience de la réalité des comportements égoïstes propres et de tiers, puis simplement chercher l’équitable. Ainsi en travaillant l’égoïsme, qui est un motif central et presque toujours impliqué, beaucoup de problèmes commencent à s’effriter.
Le multidimensionnel : Penser et admettre le soit disant impensable est un impératif dans cet univers où tout semble possible, où les pensées, rêves et voeux engendrent et modèlent des mondes matériels entiers, soient-ils constructifs ou destructifs. Les hommes doivent chercher à comprendre ou reprendre conscience du vaste cadre et incroyable environnement qui les entoure et dans lequel ils évoluent. Cette approche amène à considérer la conscience et la vie dans tout ce qui est, ce qui nous semble beau ou laid, l’amour, voir même la possibilité d’interactions extra-terrestres anciennes d’ères. Il y a pleins d’aspects fantastiques et passionnants à découvrir dans notre existence, qui se fraient désormais leur chemin vers nous, que nous l’admettions ou non.
Le questionnement fondamental : Se dérober aux pressions sociales et préjugés ouverts ou masqués. Prendre par exemple conscience des influences limitatives et oppressives que les religions de masse jérusalémiennes exercent sur les individus et les masses. Les églises éduquent, formatent, imprègnent voire empoisonnent nos consciences, avec un succès global et des conséquences très contestables. En fait, chaque homme a les moyens d’entretenir en dialogue direct avec Dieu, indépendamment de la conception personelle qu’il s’en fait. Il n’y a pas de guerres religieuses justifiables, elles sont en réalité toutes motivées par la voracité.
L’ouverture des pensées : Elle nous aiderait à enfin sortir de ce laid égoïsme et anthropocentrisme qui nous caractérise depuis des ères et restreint considérablement notre champ d’action. Nous apercevons la lumière du soleil comme petit ‘homo sapiens’, rares hélas sont ceux à mourir comme ‘homo sapiens sapiens’, c'est-à-dire en hommes et femmes réfléchis. Cela risque de faire peur à la plupart, mais il faut le dire en toute sobriété : À chacun qui en a le cran de confronter ses cotés sombres, le chaud et le froid de la création, le Yin et le Yang. Explorer le gouffre des propres doutes, peurs et prémonitions. A chacun de prendre ses responsabilités, confronter la propre bête et ressurgir, prêt à affronter les conséquences des propres pensées, actes et faits pour enfin créer de façon constructive la vie qui nous incombe.
Nous sommes tous bien plus libres de conception et de pensée que nous ne voulons admettre. Nous sommes aussi foncièrement plus responsables de nos pensées et actes dans ce monde terrestre que nous nous avouons. Et nous sommes inéluctablement destinés à subir les conséquences de nos actes, qui ne semblent pas tarder à nous rendre plus humbles et attentifs, si nécessaire à la vitesse de cyclones. La situation actuelle des hommes et femmes et de leur monde sociétal est marquée par le défi d’une responsabilisation par rapport aux propres actes et non-actes. Ce challenge se situe bien dans la logique évolutionnaire et ainsi dans la chronologie des révolutions de libération et de lumières passées et à venir. Cela se passe maintenant, et chacun est invité à participer à ce nouveau défi des lumières avec son propre talent, dans son environnement personnel et au-delà…en apprenant à manier le principe de cause et effet.
Par comparaison, le pas évolutionnaire que l’humanité - soit la société globalisée - doit se résoudre à entreprendre me rappelle la métamorphose adulte qu’affronte la majorité des jeunes gens entre 25 - 35 - 45 ans ou jamais.
La conclusion qui s’impose est que nous devons enfin prendre nos responsabilités et devenir adultes. Et la question qui se pose est : Qui voulons nous être en tant qu’adultes ? Voulons-nous réellement créer un futur sain et durable pour nos vies individuelles et collectives et surtout pour celles de nos enfants et petits enfants ?
Les systèmes politiques et économiques existants ne semblent pas pouvoir ni vouloir générer la dynamique sociétale requise. Les mouvements civiques ont certes le potentiel mais elles sont confrontées dans tous les pays à des élites établies, rénitentes, bornées et formatées par la maladie du pouvoir et les mentalités de rapace. Leur volonté est trop corrompue par fric, sécurité, statut et bien-être. Elle est trop portées par la vanité et exploite la naïveté et l’ignorance de victimes et coupables. Aussi sont-elles incontrôlables ! Elles ne peuvent pas engendrer la dynamique foncièrement constructive et respectueuse qui adhère aux nécessités, au faisable ainsi qu’au sens de pragmatisme, dont nous avons besoin.
Qui donc pourrait produire le miracle nécessaire ? Et bien, je crois moi-même, toi-même, il et elle, nous, vous, elles, chacun et tout le monde auxquels sont restés quelque brins de bon sens et de vie dans les fibres : Quittons les sentiers battus… !
En Europe nous avons une responsabilité à modeler un futur durable, respectueux de la vie et de sa diversité d’autant plus accrue que nous en avons réellement les moyens et la liberté - du moins théoriquement ! …et cela aujourd’hui encore, ce qui - ne l’oublions pas - est le résultat d’une liberté acquise dans des centenaires, voire millénaires de bouleversements sanguinaires. Il s’agit en fait pour les peuples d’Europe de se rendre compte, puis enfin de saisir cette chance que nous offre aujourd’hui encore la démocratie. Ce ne sont pas les pauvres de ce monde qui façonneront un futur sain, ils n’en ont certainement pas les moyens. Et puis, il faut pas rêver: un avenir plus dangereux impliquera nécessairement des systèmes plus rigoureux et répressifs, comme on peut les voir se déployer aujourd’hui en réaction à toute sorte de terrorisme, fût-il d’état, fanatique ou individuel.
Le modèle civil et social européen, forcé de se réinventer d’urgence, est confronté à une compétition systémique globale largement dominée par des systèmes tous plus ou moins répressifs ou inéquitables, voire criminels. Notre liberté et sécurité sont réellement prises en siège de plusieurs côtés ces temps-ci. La question et l’enjeu sont si nous parviendrons à développer un modèle de civilisation durable et équitable dans les temps, qui puisse s’affirmer contre toute sorte de pègre pullulante. C’est pour cela que le monde suit avec anxiété si l’Europe parviendra à faire persévérer sa culture de démocratie et de liberté individuelle dans un environnement de plus en plus malsain et drastique.
En Allemagne, les développements politiques et la grande coalition en voie de constitution montrent bien qu’on ne peut attendre seulement des politiciens l’origine du changement et sa perpétration. Ce sont les sociétés civiques entières qui doivent se bouger. Les politiciens ne peuvent que canaliser une volonté civique bien plus large et forte qui doit d’abord se remettre fondamentalement en cause dans les bureaux, cuisines et salons, pour ensuite s’exprimer clairement par l’engagement et le discours. Idéalement cette volonté civique articulera ses conclusions et revendications sous forme de nouveaux modes de vie personnels et collectifs, portés d’esprit constructif, pacifique et surtout pragmatique, car il n’y a pas de temps à perdre.
Deviendrons-nous donc adultes à temps?
Peut-être verrons nous des miracles, mais il est bien plus probable que nous verrons les débâcles se multiplier dans les prochains temps. Tout est possible, certes ! Mais personne ne peut plus faire comme si de rien n’était, nous sommes tous appelés à évoluer. Il s’agit d’ores et déjà de s’adapter à un environnement naturel et social dont la dynamique et la détérioration s’accélèrent de façon inquiétante. Pour nous engager et apprendre à manier les éléments, nous devons investir nos talents et moyens pour élargir les champs de recherche systémique, anthropologique, sociale, écologique, spirituelle, métaphysique, etc. Puis il faudra considérer les nouvelles cohérences sans nul dogmatisme pour développer collectivement un nouveau cadre de vie et d’action.
Il y a pleins de nouvelles choses à faire, si nous voulons que l’histoire ne s’arrête pas. Parlons-en dès aujourd’hui ouvertement entre nous, en privé comme au travail, sans nous laisser décourager ni par les réactions spontanées de paresse et d’ignorance, ni par les reproches de dramatisation ou de divagation.
Prost et santé !
Père Truc d'Allemagne
juste pour le plaisir de faire croitre tes statistiques. car personne n'a encore fait de commentaires sur ce très beau texte. Merci. Pimprenelle!
Tracké le 09/04/2006 - 22:15:17J’ai passé une excellente semaine avec Patrick Viveret. Enfin, pas lui directement mais ses idées, développées dans un livre salutaire et brillant : « Pourquoi ça ne va pas plus mal ? ». Coïncidences non fortuites, ces mots poursuivaient et entraient en résonance avec les récents posts, de père truc d’Allemagne, des rencontres d’Averroès, du siècle des vanités à celui de l’humilité…
Avec intelligence, Viveret propose un diagnostic inhabituel et pertinent des véritables maux de l’humanité, où l’histoire à la croisée des chemins pourrait voir l’homme précipité dans un monde du pire. A condition de sortir des dogmes hérités du 19ème siècle, Viveret, trace un chemin de possibles pour faire sortir l’humanité de son stade infantile, pour éviter qu’elle ne sorte de la route de l’évolution.
Loin du fatalisme ambiant, Viveret nous montre que l’humanité peut se sauver par la lucidité et la prise de conscience des manipulations dont elle fait l’objet. Nous pouvons, individuellement et collectivement, inventer une autre vision du politique, pleinement écologique, citoyenne et planétaire, qui placerait le désir d’humanité au cœur de sa perspective. Nous pouvons grandir en humanité et devenir pleinement sapiens.
L’essentiel des problèmes de l’humanité ne résulte pas d’absence de ressources monétaires ou techniques. Ce n’est pas une question « d’avoir » mais « d’être ». Les deux idéologies des 19ème et 20ème siècles (libéralisme et socialisme) ignorent le désir et l’angoisse, alors que ce sont des paramètres cruciaux qui régissent les sociétés autant que les individus. Leur point aveugle commun, c’est précisément que l’homme n’a pas que des besoins. Cet aveuglement est essentiel pour éclairer ce que cache le couple symétrique de la guerre économique et de la guerre de civilisation. Retenons l’hypothèse qui en résulte : la dépression nerveuse collective dans les sociétés d’abondance. Inadaptées parce que les corps sociaux sont encore organisés autour de la question de la subsistance et du travail, alors que le véritable problème (et la véritable alternative) est celui du pourquoi vivre et du savoir être.
Il est temps de sortir des logiques de peur pour chercher un mieux vivre planétaire. Le grand problème qui nous fait face, c’est de savoir que faire de notre désir et de notre conscience de la mort pour construire un voyage de vie passionnant, sur les plans tant individuel que collectif ?
Richard, tu trouveras sur le mur du bureau quelques citations en écho à ton article et aux commentaires de tes amis. A mardi ! Pimprenelle!
Tracké le 09/04/2006 - 22:13:08Pour prétendre gouverner la cité, il faut apprendre à se gouverner soi-même (Socrate)
Nous sommes nombreux à souhaiter que notre monde évolue vers plus de justice et d'humanité, dans le respect des différences culturelles qui font sa richesse.
C’était là une genèse suffisante pour donner naissance au projet Interactions TP-TS :
Transformation Personnelle / Transformation Sociale, avec pour objet de :
- Favoriser les interactions transformatrices positives entre les personnes et les sociétés,
- Faire l'effort de nous transformer individuellement en traduisant ces transformations dans nos actes,
- Y être encouragés par l'organisation et le fonctionnement des collectifs et des sociétés dans lesquelles nous intervenons et vivons.
Des pelleteux de nuages... c'est ainsi qu’appellent nos cousins québécois les rêveurs, les idéalistes, les utopistes... Entre pelleteux, nous devions pouvoir nous entendre et faire des choses ensemble...
Il n'y a pas d'un côté "la vie" et de l'autre "nous", les humains : "nous" sommes (aussi) la vie. Il n'y a pas d'un côté la société, et de l'autre "nous", les humains : "nous" sommes la société, nous la faisons. Il n'a y pas à dire "nous devons prendre un virage" : prenons "le virage". Ici et maintenant. Bifurquons, transformons, maintenant. Par nos choix, nos actes, les chemins que nous créerons.
Il faut continuer de penser, évidemment. Et s'appliquer à bien penser. Mais aujourd'hui le véritable enjeu n'est plus là : il est d'agir la pensée.
http://www.interactions-tpts.net
Pas de commentaire pour cet article
alors là, je reste scotchée. MERCI pour ta curiosité intellectuelle. Pimprenelle!
Tracké le 09/04/2006 - 22:10:36C’est une grande messe importante qui se tient à Montréal en ce moment, il en va de l’avenir de la planète pour essayer d’endiguer le réchauffement climatique en limitant les émissions de gaz à effet de serre.
Le Canada n’est pas exemplaire en la matière, il s’était donné comme objectif de réduire ses émissions de 6 % par rapport à 1990, il en est à +24 %. Il en va ainsi de beaucoup de pays, pour ne pas dire tous : face aux enjeux de la croissance économique, la problématique climatique pèse peu dans les choix des gouvernements (phénomène NINTO, not in my term que le peut traduire par « pas pendant mon mandat »). Il ne sert à rien de fustiger GW Bush, même s’il le mérite. Si L’Europe fait bonne figure en plaçant le protocole de Kyoto comme pierre angulaire de sa diplomatie environnementale, elle ne peut malheureusement pas se poser en modèle planétaire. Nos émissions progressent et le Conseil de l’Europe (les gouvernements nationaux) se refuse à s’imposer des objectifs chiffrés et contraignants. Il y a loin de la coupe aux lèvres entre la posture et la réalité.
Bref la situation est désastreuse et il est temps de sonner le tocsin mondial. Lord Robert May, Président de la Royal Society (l’académie des sciences du Royaume Uni), a voulu alerter l’opinion et les décideurs, avec toute l’aura que lui confère son statut et l’histoire de la vénérable institution qu’il préside. Il a publié un discours, le 28 novembre, consacré au réchauffement global : « les conséquences des évènements extrêmes tels qu’inondations, sécheresses et ouragans atteignent des niveaux qui justifient de les comparer à des armes de destruction massive ».
Héloïm, il y a un homme qui disait "le jour où les cons voleront, il fera noir". STP, ne les fais pas tous voler en même temps, nous on adore le soleil, on adore qu'il vienne nous chatouiller les pieds, les jambes, le torse et le visage.... tout doucement, pas trop fort, le soleil est bien plus sympa lorsqu'il avance voilé....
Tracké le 09/04/2006 - 22:09:08J’ai reçu hier par courriel, ces quelques lignes, avec le conseil avisé de les méditer :
En attendant, on glose à l'Assemblée Nationale sur l'estimation des mariages mixtes forcément blancs, on se plaint que les "you-you" résonnent en mairie lors d'une cérémonie sur deux... Le you-you est il une réelle atteinte à la laïcité ? Et s’il était simplement le signal d’une joie offerte en partage.
Triste spectacle de la politique française, qui entretien la boucle vicieuse : ces fils ne se reconnaissent dans aucun élus, ces jeunes sont méprisés par-ce que jeunes et basanés, ...
Pourvu qu’à l’UMP, on relise Platon avant 2007 !!! Sinon, la stratégie du pire n'a pas fini de gagner ;-(((
Héloïm, je pense que la lecture de Platon et de ses cavernes est nécessaire à tous. C'est un sursaut IMPERATIF avant que le monde ne s'écroule, il peuvent aussi relire l'art de la guerre, le prince, les passions de l'âme, discours de la méthode, et Propos sur le Bonheur, ainsi que Le Petit Prince. Il y a encore beaucoup d'autres lectures qu'ils feraient bien d'aborder, mais demain est un autre jour et leurs routes sont longues...
Tracké le 09/04/2006 - 22:05:45J’avais déjà parlé des pelleteux de nuages, ces utopistes qui ont rencontré la conscience sans avoir abandonné leurs rêves.
J’ai eu la chance d’en rencontrer quelques dizaines cette semaine, aux fonctions fort diverses mais animés de la même conviction : qu’un monde meilleur est possible. Ou pour le moins, que nous devons ensemble et séparément, faire ce qu’il faut pour le rendre possible.
Que ce soit des députés ou des industriels européens, des collègues dont certains sont des amis, ou encore des professionnels de la construction ancrés dans leur terroir aquitain, ce sont des femmes et des hommes soucieux que le présent engendre l’avenir, que nos choix d’aujourd’hui le conditionne et peuvent même le condamner au pire.
C’est sans doute à cause d’eux, même après 20 heures de train dans la semaine, même si je rentre très tard ce jeudi soir, que je suis effervescent d’idées et de projets à monter. Pour relier encore et encore d’autres pelleteux de nuages à la cause humaniste du développement durable.
Cette bonne humeur ne m'empèche pas d'avoir une pensée émue pour Jean-Paul, compagnon du route emporté par le crabe cette semaine.
Sujet marronnier du moment : bilan de l’année 2005. C’est ainsi, immuable écoulement temporel qui nous oblige à changer d’agenda chaque année. Prendre justement le temps de considérer les 12 mois écoulés, avant d’aborder comme une page blanche ceux encore vierges de présent, des mois d’avenir en devenir. S’attarder sur le bilan, pas sur les sujets qui débordent mais sur le mot. Bilan traduit une volonté comptable de dresser la liste de l’actif et du passif. Venu du 16ème siècle, emprunté de l'italien bilancio, « balance », puis « état des comptes », le bilan vise à peser et mettre en équilibre. 
C’est important l’équilibre, même si l’on est ivre à la Saint Sylvestre, avoir posé devant soi satisfactions, frustrations, déceptions, enchantements… Des mots d’être pour faire son bilan plutôt que des chiffres qui ne disent pas grand-chose, à peine esquissent-ils de l’avoir. Avoir son compte à découvert, avoir pris trois kilos, avoir de bonnes statistiques, avoir pris de bonnes résolutions, …
En fin de comptes, c’est toujours d’être qu’il s’agit. Avant et après le 31 décembre, cette lancinante question d’être au monde et d’opérer les choix en conséquence, d’être ouvert aux rencontres et au partage, d’être dans le faire, d’être vivant, conscient, aimant tant qu’il est possible ...
Donc, un bilan 2005 sans solde de tout compte, parce que j’aime l’équilibre instable et que les questions d’être ne tiennent pas dans les colonnes d’un plan comptable. C’est ainsi, comme tout à chacun j’ai eu mon lot de satisfactions, frustrations, déceptions, enchantements. Peut être plus chanceux et opiniâtre que quelques autres, mon année 2005 est teintée de bonheur et d’amour, emplie de partage et de voyages, à peine quelques plis d’amertume défroissés par le plat des mots. Je me suis essayé à partager un peu plus par l’intermédiaire de ce blog. J’espère que vous aurez une satisfaction renouvelée à me lire l’année prochaine. Je souhaite que ces pages soient une forme de rencontre et d’échange, alors n’hésitez pas à réagir et à commenter.
Parmi toutes ces images pleines de force et de sérénité il en est une qui m'inspire plus particulierement ce soir: il s'agit de celle où une immense lumière traverse deux fenêtres;
Et si parmi toutes les résolutions récurrentes d'un début d'année nous décidions tout simplement de laisser entrer la lumière!
Cette image est selon moi chargée de symboles qui doivent susciter notre réflexion; n'y voit on pas la force du contraste entre la lumière et les ténebres, entre le bien et le mal, entre la joie et la peine, le visible et l'invisible...bref,autant d'oppositions qui nous tiennent au corps tout au long de notre vie.
Charge à chacun d'entre nous de voir le bon coté des choses et de se laisser remplir par l'optimisme, d'accepter nos parts d'ombre pour mieux les combattre.
Let the Sunshine in et Happy New Year à tous les lecteurs d'Héloîm
Si je peux me permettre Héloïm, la balance n'a pas été inventée au 16eme siècle, mais bien longtemps avant, des milliers d'années auparavant. ce concept a été inventé par les grecs (passage du styx où les âmes sont pesées) et par les Egyptiens....plus exactement, tout ceci a été imaginé par les Veilleurs, Enoch et autres anges déchus.... Cf un livre dont je t'ai conseillé la lecture.
Tracké le 09/04/2006 - 21:55:45| Janvier 2010 | ||||||||||
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Comment,alors qu'il est évident pour leur entourage de percevoir cette fatuité exaspérante,ces personnes-là ne sont meme pas éffleurées par la conscience du dysfonctionnement de leur ego!
Je n'ai bien sur que des explications toutes personelles mais qu'outrepassant ma pudeur naturelle à m'exposer sur un blog je me décide à vous livrer.
La psychologie a mis en avant tout un tas de facteurs pouvant etre à l'origine de ces comportements,de l'importance de l'amour reçu pendant l'enfance,de la place dans la fratrie qui condamne sans appel les pauvres "seconds",en passant par la réussite scolaire et le niveau d'éducation.
Comment expliquer alors qu'on puisse trouver des etres naturellement justes et sages,condamnant ainsi toutes les possibles raisons plus ou moins censées qui font que certains n'ont pas ce besoin de paraitre et dégagent spontanément une plenitude sans artifices.
Il existe en numérologie une notion trés interréssante qui est celle des chiffres manquants et qui se rapproche de la philosophie bouddhiste.
En effet,95% de la population a des chiffres manquants,de 1 à 3,exceptionellement 4,et le sens de leur vie est de combler ces "failles".
A l'inverse, 5% ne possedent aucun chiffre manquant et n'ont aucune "leçon" à recevoir de la vie.
En général ceux-là ont déjà vécu plusieurs vies et ont pu donc atteindre un certain équilibre,une certaine sagesse et ne sont plus en quète de s'évaluer par rapport aux autres.
Ils ont aquis un niveau suffisant d'estime d'eux-memes et ne sont pas dans l'attente d'une quelconque appréciation d'autrui,meme s'il demeure plaisant pour tout un chacun d'etre aimé et reconnu(mais pour sa juste valeur cette fois)
Par là meme ces personnes ne souffrent pas de la solitude car les autres n'existent alors que pour s'enrichir davantage.
Sans doute cela vous paraitra farfelu, et ne vous génez pas pour vous moquer et me contredire;vous l'aurez compris:je n'ai pas de chiffre manquant!